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Aucune puissance ne doit se mêler des pourparlers intersyriens (négociateur de Damas)

Aucune puissance étrangère ne doit interférer dans les pourparlers sur la Syrie en cours à Genève, a déclaré à l'AFP le négociateur en chef du régime de Damas avant des entretiens entre Moscou et Washington sur la Syrie.

"Quand nous disons que le dialogue est intersyrien sans intervention extérieure, cela s'applique aux Russes et aux Américains", a estimé l'ambassadeur de la Syrie à l'Onu Bachar al-Jaafari. Pour lui, croire que Moscou peut exercer une pression sur son allié, le président Bachar el-Assad, est "une fausse lecture" de la situation. "Si une pression doit être exercée, nous souhaitons qu'elle vienne des États-Unis et s'applique sur les groupes armés et leurs sponsors au Qatar, en Turquie et en Arabie Saoudite afin d'aider à faire avancer les discussions", a-t-il ajouté.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry est attendu mercredi en milieu de journée à Moscou, où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine et son homologue Sergeï Lavrov. Leurs échanges devraient notamment porter sur le respect de la trêve en vigueur en Syrie depuis le 27 février, et du processus de dialogue entamé en Suisse entre le régime et l'opposition. La position de la Russie, alliée historique du régime syrien, est particulièrement attendue en raison du poids de Moscou dans le pays.

En intervenant militairement en Syrie fin septembre, la Russie a permis au président Assad de regagner une partie du terrain cédé à ses opposants. Mais, l'annonce-surprise du retrait de la majorité du contingent russe, il y a une dizaine de jours, a été perçu comme un signal envoyé au régime pour qu'il entre sérieusement dans les négociations à Genève.

Malgré cette pression, la délégation de Damas a été critiquée par le médiateur de l'Onu pour s'en être tenue aux déclarations de principe, sans faire de propositions concrètes. "Nous commençons à sortir de l'impasse sur la forme, mais pas sur le fond", a concédé M. Jaafari dans son entretien à l'AFP.
"Nous sommes proches de briser la glace qui existait lors du précédent round de discussions", interrompu avant même de démarrer en début d'année, a-t-il ajouté.
Mais, a-t-il reconnu, "il n'y a pas de vision commune sur la question de la transition politique".

Selon la feuille de route fixée par l'Onu, les pourparlers de Genève doivent aboutir à la mise en place dans les six mois d'un "organe de transition", censé élaborer une nouvelle Constitution et organiser des élections d'ici 18 mois.
La vision de cet "organe" divise les deux camps: le régime envisage un gouvernement élargi à quelques membres de l'opposition. Celle-ci exige le départ préalable du président Assad et de réels pouvoirs.

Aucune puissance étrangère ne doit interférer dans les pourparlers sur la Syrie en cours à Genève, a déclaré à l'AFP le négociateur en chef du régime de Damas avant des entretiens entre Moscou et Washington sur la Syrie.
"Quand nous disons que le dialogue est intersyrien sans intervention extérieure, cela s'applique aux Russes et aux Américains", a estimé l'ambassadeur de la Syrie à l'Onu Bachar al-Jaafari. Pour lui, croire que Moscou peut exercer une pression sur son allié, le président Bachar el-Assad, est "une fausse lecture" de la situation. "Si une pression doit être exercée, nous souhaitons qu'elle vienne des États-Unis et s'applique sur les groupes armés et leurs sponsors au Qatar, en Turquie et en Arabie Saoudite afin d'aider à faire avancer les discussions", a-t-il ajouté.
Le secrétaire d'Etat américain...