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Économie - Iran

Des voeux économiques divergents pour Rohani et Khamenei

De g. à d. : Hassan Rohani et Ali Khamenei. Photo archives AFP

Les deux dirigeants les plus puissants d'Iran ont exprimé dimanche deux visions opposées de l'économie à l'occasion du Nouvel An perse, le guide suprême de la révolution Ali Khamenei appelant à aller vers l'autosuffisance tandis que le président Hassan Rohani plaidait pour une ouverture vers l'extérieur.
Lors de ces discours prononcés, les deux hommes ont tiré les leçons de l'année écoulée qui aura vu la levée des sanctions économiques subies des années durant par le régime iranien.
Mais tandis que Hassan Rohani plaidait en faveur d'un renforcement des liens économiques avec l'extérieur pour alimenter la croissance, Ali Khamenei réaffirmait son engagement en faveur du concept d'« économie de résistance » centré autour de l'autosuffisance.
Ces deux messages divergents témoignent du fossé idéologique séparant les deux dirigeants qui, tout en adhérant aux principes de la République islamique, s'opposent sur une ouverture de l'Iran vers l'extérieur, tout particulièrement vers l'Occident.
« Je suis persuadé qu'en coopérant et en produisant des efforts dans le pays tout en nouant des liens constructifs avec le monde, notre économie peut prendre son essor et se développer », a déclaré Rohani au premier jour de l'an 1395.
Khamenei a de son côté déclaré que l'année 1395 devait être celle de « l'économie de résistance : action et mise en œuvre ». La République islamique, a-t-il dit, doit prendre des mesures pour réduire sa vulnérabilité face aux desseins de ses ennemis, c'est-à-dire les États-Unis et leurs alliés.
Âgé de 76 ans, Ali Khamenei n'a de cesse de mettre en garde l'Iran contre le risque de subir l'influence occidentale et a récemment affirmé que la République islamique n'avait aucunement bénéficié de l'afflux à Téhéran de délégations étrangères.
Pour Hassan Rohani, à l'origine de l'accord sur le programme nucléaire qui a permis la levée des sanctions économiques, toutes les entreprises étrangères sont les bienvenues en Iran tant qu'elles embauchent des salariés iraniens et qu'elles contribuent au développement économique du pays.
Les alliés du président ont enregistré le mois dernier des progrès considérables aux élections législatives, ce qui pourrait l'aider à mettre en œuvre un programme de réformes économiques susceptible d'attirer des investisseurs étrangers.
Le guide suprême de la révolution et le conseil des gardiens disposent toutefois d'un droit de veto qui leur permet de bloquer toute nouvelle législation.
(Source : Reuters)

Les deux dirigeants les plus puissants d'Iran ont exprimé dimanche deux visions opposées de l'économie à l'occasion du Nouvel An perse, le guide suprême de la révolution Ali Khamenei appelant à aller vers l'autosuffisance tandis que le président Hassan Rohani plaidait pour une ouverture vers l'extérieur.Lors de ces discours prononcés, les deux hommes ont tiré les leçons de l'année écoulée qui aura vu la levée des sanctions économiques subies des années durant par le régime iranien.Mais tandis que Hassan Rohani plaidait en faveur d'un renforcement des liens économiques avec l'extérieur pour alimenter la croissance, Ali Khamenei réaffirmait son engagement en faveur du concept d'« économie de résistance » centré autour de l'autosuffisance.Ces deux messages divergents témoignent du fossé idéologique séparant...
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