La confirmation ce week-end par l'ancien ministre de la Justice, Achraf Rifi, de la préparation d'une tentative d'attentat le visant ainsi que le député Ahmad Fatfat a relancé les spéculations sur une nouvelle vague d'assassinats des personnalités du 14 Mars.
« Nous avons été informés, il y a quelques jours, par un service sécuritaire occidental que quatre personnes se trouvant dans le camp palestinien de Beddaoui, au nord de Tripoli, planifient d'éliminer M. Rifi dans un attentat à la voiture ou à la moto piégée », a indiqué hier une source proche de l'ancien ministre à L'Orient-Le Jour.
« Les personnes impliquées dans la préparation de cet attentat font diversion en se faisant passer pour des membres de l'organisation État islamique alors qu'ils appartiennent réellement à une cellule sunnite infiltrée par le régime syrien et pro-iranienne », a précisé cette source.
« Il s'agit d'un processus similaire à celui qui a été mis en place lorsque Rafic Hariri a été assassiné. On a créé et accusé le groupe Fateh el-Islam dans le cadre de cet attentat », a-t-elle ajouté, indiquant que les services sécuritaires libanais suivent désormais cette affaire, tout en notant que « certains camps palestiniens ne sont pas soumis au contrôle de l'État », tel Beddaoui.
S'exprimant lors d'une entrevue télévisée dimanche, M. Rifi avait confirmé avoir été averti, ainsi que le député Ahmad Fatfat, d'une tentative d'attentat contre eux, et dénoncé « un plan irano-syrien visant à se débarrasser soit de M. Fatfat, soit (de lui-même), de préférence dans une zone sunnite dans le nord du Liban, pour éloigner les soupçons du criminel réel ».
Ces menaces s'inscriraient, selon la source contactée par L'OLJ, dans le cadre des menaces permanentes à l'encontre des membres du 14 Mars. « Elles sont liées aux positions de M. Rifi à l'encontre du régime syrien et du Hezbollah. Il est tout le temps menacé, mais cette fois-ci nous avons des informations claires et précises sur le danger qui le guette », a indiqué la source, affirmant que M. Rifi avait déjà été visé, en août 2013, par le double attentat aux voitures piégées qui a eu lieu à Tripoli. L'attentat, qui avait été perpétré devant les mosquées al-Taqwa et Salam et qui avait fait des dizaines de morts, avait causé des dégâts dans la maison de l'ancien ministre, située non loin du lieu de l'explosion. « M. Rifi a rendu publiques les menaces dont il a été informé pour que tout le monde sache qui en est responsable. Ces menaces relancent les craintes d'une vague d'attentats visant les forces du 14 Mars », a-t-on ajouté.
L'agence al-Markaziya rapporte par ailleurs que M. Rifi, qui a démissionné de son poste de ministre de la Justice fin février, prend désormais beaucoup de précautions lors de ses déplacements.
Liban - Sécurité
Une cellule sunnite pro-iranienne pourrait tenter d’éliminer Achraf Rifi
OLJ / le 16 mars 2016 à 00h00


AU LIEU DE ABOU ADASS ON PREPARERAIT PEUT-ETRE UNE VIDEO AVEC ABOU HEMMOUS...
15 h 16, le 16 mars 2016