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Culture

La villa Nadia se transforme en résidence d’artistes

Initiative

C'est au cours d'une conférence de presse donnée à l'hôtel Albergo que la fondation Apeal a lancé le projet « Artistes en résidence à Ras Masqa ». Un programme qui donne libre cours à l'art pour qu'il se décentralise.

16/03/2016

Dans ce projet pilote – initié par Apeal avec la contribution de la Plateforme artistique temporaire (Tap) et qui aura très probablement d'autres résonances et répercussions –, il y a deux volets qu'il est bon de souligner. Il s'agit d'abord d'une résidence d'artistes. Ces derniers séjourneront dans la superbe villa Nadia (château des Oliviers) située à Ras Masqa (Liban-Nord) du 18 mars au 18 avril. Ali el-Darsa, Youmna Geday, Raymond Gemayel, Ieva Saudargaité, Petra Serhal et Myriam Boulos auront ainsi l'opportunité d'explorer cet ancien village du Koura et d'interagir avec ses réalités et son environnement éducatif, académique et naturel, en surmontant toutes sortes d'obstacles et, bien sûr, à présenter leurs travaux au cours de ce séjour ou même plus tard. Ils pourront également mettre en place un réseau de connexions, tendant à rapprocher les entités ou les milieux différents.
D'autre part, dans un second volet, ce projet présente un programme d'activités artistiques et culturelles afin de permettre aux étudiants de Ras Masqa – et ceux de la région – d'interagir avec des personnes de différents domaines artistiques et culturels, à travers des séminaires, des conférences ou des dialogues qui auront lieu durant toute la période de la résidence.

Dates à retenir
Le programme comprend ainsi des projections de films en plein air comme celui de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, The Lebanese Rocket Society (dimanche 20 mars à 19h ), Sleepless Nights d'Eliane Raheb (dimanche 3 avril à 19h), Hors la vie de Maroun Baghdadi (dimanche 27 mars à 19 h) et Yamo de Rami Nihawi (dimanche 10 avril 19h) sur la place de Ras Masqa. Quant aux conférences et panels, c'est l'Institut des beaux-arts de l'Université libanaise, situé dans cette localité, qui accueillera le mardi 22 mars de 16h à 18h un panel où Zeina Arida, Hania Mroué, Mona el-Hallak et Amanda Abi Khalil interviendront pour expliquer les stratégies visant à attirer différents publics vers le monde de l'art. À signaler également une conférence d'Akram Zaatari le mardi 29 mars de 16h à 18 h et une autre de Saleh Barakat (fondateur de la galerie Agial) le mardi 5 avril, de 16h à 18h, dans l'enceinte de l'université. La compagnie Zoukak animera par ailleurs une table ronde le mardi 12 avril de 16h à 18h, suivie d'une performance à 19h sur la place centrale du village.

Ce qu'ils ont dit

Nada el-Khoury : « C'est un premier pas »
Dans son mot de bienvenue, la représentante d'Apeal a indiqué que « l'association a pour mission de mettre en valeur et de soutenir les artistes libanaise en transportant leur travail au-delà des frontières classiques. (...) À travers des initiatives comme celle des « Artistes en résidence à Masqa », nous accomplissons notre mission de rendre l'art plus accessible, en coopération avec la société civile, ainsi que les secteurs public et privé, et cela en attendant l'ouverture du musée que nous planifions de mettre en place en 2020. »

Amanda Abi Khalil : « Pourquoi Ras Masqa ? »
La conservatrice du programme a exposé les raisons pour lesquelles la localité de Ras Masqa a été choisie. « Elle est le symbole du village libanais idéalement situé, avec une identité rurale bien préservée, malgré sa proximité avec la mer et avec une grande ville comme Tripoli. Le village est presque considéré comme une banlieue de la capitale du Liban-Nord, compte tenu de son expansion urbaine. » Et d'ajouter que Ras Masqa se caractérise par « sa diversité confessionnelle et sa vie académique de premier plan ».

Roy Dib : « Un retour aux sources »
Le coordinateur artistique du projet, qui semblait ravi de ramener l'art à son village natal, a présenté en détail le programme (lire par ailleurs) mettant l'accent sur sa diversité, sa richesse et son intention « à atteindre aussi bien les objectifs de la résidence et les aspirations des participants, que les ambitions de la communauté locale, et cela à travers une perspective artistique sociale qui embrasse et incarne la réalité ».

Ali el-Ali : « Une mission naturelle »
Le représentant de la faculté des beaux-arts de l'UL, section Liban-Nord, a souligné que « le partenariat de l'institution avec ce programme s'inscrit dans la mission naturelle de l'université à contribuer au développement du Liban-Nord. Elle y figure parmi ses priorités ».

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