L’Allemagne a été la première à se lancer avec son programme « Industrie 4.0 » dès 2011, avec pour objectif « la sauvegarde (de son) leadership dans la production de biens d’équipement industriels haut de gamme ». Kazuhiro Nogi/AFP
L'Allemagne est « pionnière » dans le développement de l'« industrie du futur », plus robotisée et utilisant davantage les technologies numériques, et veut conserver son avance dans l'équipement haut de gamme alors que la France, les États-Unis et le Royaume-Uni en font un enjeu de réindustrialisation, selon une étude de la Fabrique de l'Industrie publiée hier.
L'Allemagne a été la première à se lancer avec son programme « Industrie 4.0 » dès 2011, avec pour objectif « la sauvegarde (de son) leadership dans la production de biens d'équipement industriels haut de gamme », relève cette étude qui compare les stratégies de sept pays pour soutenir la transformation de leur industrie.
Le programme allemand « consiste majoritairement à organiser et à financer la recherche dans le domaine de la robotique industrielle, de l'automatisation, de la mise en réseau », selon l'étude qui note que « l'Allemagne joue sur ses atouts, à savoir les machines ».
De leur côté, France, États-Unis et Royaume-Uni ont « en commun d'avoir vu leur industrie se déliter au cours des dernières décennies », et misent sur l'industrie du futur pour « donner un souffle nouveau » à leur secteur industriel.
La France s'est ainsi engagée dans l'initiative « Industrie du Futur » pour « combler le retard des entreprises en matière de robotisation » et les inciter à adopter des outils numériques pour gagner en compétitivité.
Les États-Unis ont lancé en 2013 le National Network for Manufacturing Innovation (NNMI) qui vise à créer 15 instituts pour l'innovation de production, avec chacun une spécialité technologique, pour aider les entreprises.
Au Royaume-Uni, les initiatives sont regroupées au sein de l'Industrial Strategy créée en 2013, pour mettre en réseau des centres de recherche et permettre aux industriels de bénéficier de la recherche de pointe britannique.
Enfin, deux pays asiatiques, la Corée du Sud et la Chine, sont présentés par l'étude comme des « outsiders ».
La Corée du Sud « apparaît comme le pays asiatique le plus propice à la diffusion de l'industrie du futur », affirme le document. Quant à la Chine, elle a lancé en 2015 le plan « Made in China 2025 », un programme d'envergure qui a « pour ambition de faire du pays le leader de l'industrie mondiale à l'horizon 2049 », relève l'étude de la Fabrique de l'Industrie.
(Source : AFP)


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