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Liban - Partis

Le PNL accuse le 8 Mars de porter atteinte aux relations libano-arabes

Le conseil supérieur du Parti national libéral (PNL) a stigmatisé hier « l'immobilisme sur le plan de l'échéance présidentielle, qui ne semble plus constituer une priorité absolue en dépit du prolongement du vide constitutionnel ».
Réuni hier sous la présidence de son chef, le député Dory Chamoun, le conseil a estimé, dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion, que « l'intérêt pour la présidentielle s'est dilué au profit de la relance de l'action parlementaire et gouvernementale, ce qui est une mission difficile, pour ne pas dire impossible, en l'absence d'un président de la République (...) ».
Le PNL a une fois de plus accusé le 8 Mars de « bloquer l'élection présidentielle et de la dévier de sa trajectoire au profit d'intérêts régionaux qui servent l'Iran et dont la réalisation est prise en charge par ses auxiliaires locaux, le Hezbollah, qui torpille ainsi les intérêts libanais ».
Le 8 Mars avait « annoncé qu'il avait un candidat à la présidence, avant de redistribuer les cartes lorsqu'il s'est avéré que les deux candidats déclarés en étaient membres », a rappelé le PNL, qui a accusé ce camp d' « entretenir exprès la confusion en évitant de choisir entre eux » et de « récupérer l'échéance pour la mettre au service des complots locaux et régionaux ».
« Une fois de plus, nous demandons avec fermeté au 8 Mars de trancher et de mettre fin à sa politique de blocage, qui a paralysé les institutions nationales d'une manière qui se répercute désormais négativement sur l'entité libanaise », souligne le communiqué.
Le PNL a par ailleurs déploré le fait que le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, « transforme ses apparitions télévisées en occasions pour provoquer une régression dans les relations entre le Liban et les pays arabes, notamment l'Arabie saoudite et les membres du Conseil de coopération du Golfe ».
Le parti a mis l'accent sur « la nécessité pour le Liban de respecter l'unanimité arabe et les principes de la Ligue arabe, loin de l'alignement arbitraire sur les ennemis des Arabes ».
« Nous n'oublions pas le soutien dont le Liban bénéficie de la part de ses frères, à commencer par les pays du Golfe, qui accueillent des centaines de milliers de Libanais, ce qui contribue à l'amélioration de la situation économique et sociale », a-t-il indiqué. « En contrepartie, les aides de l'Iran sont limitées à une seule partie des Libanais et visent à renforcer sa position sur la scène locale et régionale, comme le prouve l'implication de Téhéran dans les conflits en cours en Syrie, en Irak, à Bahreïn, au Yémen et dans d'autres pays », a-t-il noté.
« Nous appelons le Hezbollah à retourner dans le giron de l'État, à mettre fin à sa politique de domination par la force militaire et à son arrogance face à ses partenaires nationaux. Nous l'appelons également à se désengager des guerres régionales, à laisser les scènes arabes à leurs habitants et à se distancier des conflits extérieurs en vertu de la déclaration de Baabda qu'il avait promis de respecter », a ajouté le PNL.
Le parti a enfin déploré l'absence de signaux augurant d'un règlement de la crise des déchets, en raison de la communautarisation du dossier, et sans aucune considération pour l'impact de la crise sur la santé, l'environnement et l'unité nationale. « La solution durable devrait être précédée par la mise en application de la décentralisation administrative pour que les fédérations de municipalités puissent assumer leurs responsabilités et régler le problème, loin des tiraillements auxquels nous assistons actuellement », a-t-il souligné.

Le conseil supérieur du Parti national libéral (PNL) a stigmatisé hier « l'immobilisme sur le plan de l'échéance présidentielle, qui ne semble plus constituer une priorité absolue en dépit du prolongement du vide constitutionnel ».Réuni hier sous la présidence de son chef, le député Dory Chamoun, le conseil a estimé, dans un communiqué publié à l'issue de sa réunion, que « l'intérêt pour la présidentielle s'est dilué au profit de la relance de l'action parlementaire et gouvernementale, ce qui est une mission difficile, pour ne pas dire impossible, en l'absence d'un président de la République (...) ».Le PNL a une fois de plus accusé le 8 Mars de « bloquer l'élection présidentielle et de la dévier de sa trajectoire au profit d'intérêts régionaux qui servent l'Iran et dont la réalisation est prise en...
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