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Moyen Orient et Monde - Crise

La route des Balkans fermée aux migrants

Des enfants migrants manifestent à la frontière entre la Grèce et la Macédoine, où ils sont bloqués depuis la fermeture de la route des Balkans. AFP/Sakis Mitrolidis

La route des Balkans s'est fermée hier après la décision de la Slovénie de ne plus laisser passer de réfugiés par son territoire.
« La route (des Balkans) pour l'immigration clandestine n'existe plus », s'est félicité le Premier ministre slovène Miro Cerar, dont le pays a fermé dans la nuit ses frontières aux migrants sans visa, aussitôt imité par la Croatie et la Serbie. Sauf exceptions « humanitaires », seuls sont désormais autorisés à entrer en Slovénie les migrants désirant demander l'asile dans ce pays, une infime minorité parmi les quelque 850 000 personnes qui ont débarqué sur les îles grecques l'an passé, depuis les côtes turques, pour rejoindre le nord de l'Europe, principalement l'Allemagne.
« On retire aux gens l'incitation à se rendre en Europe. C'est la fin du laissez-passer, qui a attiré un nombre toujours plus important de migrants », s'est félicité le chef de la diplomatie autrichienne, Sebastian Kurz, après la décision slovène. Conséquence immédiate : quelque 1 500 à 2 000 migrants sont « bloqués » en Serbie d'où ils ne peuvent poursuivre leur route, selon la mission du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). La Hongrie, voisine de la Serbie, a annoncé des renforts en hommes à ses frontières, déjà équipées de barbelés.
La décision de Ljubljana augmente un peu plus la pression sur l'Union européenne et la Turquie pour finaliser un accord destiné à juguler le flux de réfugiés. Le volet le plus spectaculaire de cette ébauche d'accord, contesté par les ONG et qui ne fait pas l'unanimité parmi les 28, verrait la Turquie accepter la réadmission sur son territoire de tous les migrants arrivés clandestinement en Grèce, y compris les Syriens qui fuient la guerre dans leur pays. En échange, les Européens s'engageraient, pour chaque Syrien renvoyé, à transférer un réfugié syrien depuis la Turquie vers le territoire de l'UE.
Parallèlement, à Strasbourg, les eurodéputés de tout bord ont tiré hier à boulets rouges sur ce projet d'accord, accusant les dirigeants européens d'avoir « cédé au chantage » d'Ankara. Le haut commissaire aux réfugiés de l'Onu, Filippo Grandi, s'était dit « profondément préoccupé par tout arrangement qui impliquerait le retour indiscriminé de gens d'un pays à un autre ». « Nous voyons des accusations injustes contre la Turquie (...). C'est comme si cet argent était donné à la Turquie. Comme si la Turquie mendiait », a regretté le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.
Enfin, en Grèce, le gouvernement tentait hier de convaincre les quelque 40 000 migrants coincés dans le pays de gagner des centres d'accueil installés dans l'urgence, pour éviter que la situation ne dérape à la frontière nord avec la Macédoine.

(Source : AFP)

La route des Balkans s'est fermée hier après la décision de la Slovénie de ne plus laisser passer de réfugiés par son territoire.« La route (des Balkans) pour l'immigration clandestine n'existe plus », s'est félicité le Premier ministre slovène Miro Cerar, dont le pays a fermé dans la nuit ses frontières aux migrants sans visa, aussitôt imité par la Croatie et la Serbie. Sauf exceptions « humanitaires », seuls sont désormais autorisés à entrer en Slovénie les migrants désirant demander l'asile dans ce pays, une infime minorité parmi les quelque 850 000 personnes qui ont débarqué sur les îles grecques l'an passé, depuis les côtes turques, pour rejoindre le nord de l'Europe, principalement l'Allemagne.« On retire aux gens l'incitation à se rendre en Europe. C'est la fin du laissez-passer, qui a attiré...
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