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Moyen Orient et Monde - Manœuvres Militaires

Pyongyang menace Washington et Séoul du feu nucléaire

Des marines américains et des militaires sud-coréens prenant part à des exercices militaires conjoints hier à Pohang. Reuters/Choi Chang-ho

Les forces sud-coréennes et américaines ont débuté, hier, les plus importantes manœuvres conjointes jamais organisées sur la péninsule coréenne. Ces exercices annuels entre les deux alliés interviennent cette année dans un contexte particulièrement crispé, deux mois après le quatrième essai nucléaire de la Corée du Nord et un mois après un tir nord-coréen de fusée longue portée, deux actions condamnées par le Conseil de sécurité de l'Onu qui vient de voter une nouvelle volée de sanctions contre le régime le plus isolé au monde. Les manœuvres conjointes, baptisées « Key Resolve » et « Foal Eagle », sont cette année d'une envergure jamais vue en Corée du Sud, avec environ 17 000 Américains et 300 000 Sud-Coréens. Des éléments-clés de l'armée américaine sont mobilisés, telle qu'une escadre emmenée par un porte-avions et des sous-marins à propulsion nucléaire.

Frappes aveugles
Dans un communiqué diffusé quelques heures avant le début des exercices, la puissante Commission de la défense nationale de Corée du Nord se dit prête à une contre-offensive « totale ». « Les manœuvres militaires conjointes organisées par les ennemis sont perçues comme des exercices de guerre nucléaire non dissimulés visant à porter atteinte à la souveraineté (de la Corée du Nord), sa riposte militaire sera d'effectuer des frappes nucléaires préventives et offensives », prévient le communiqué. Dans des propos rapportés vendredi par l'agence officielle KCNA, le leader nord-coréen Kim Jong-un avait déjà annoncé la couleur, après le vote de sanctions à l'Onu : « Nous devons être toujours prêts, à chaque instant, à utiliser notre arsenal nucléaire. » La Commission de défense nationale affirme que des plans d'« attaque nucléaire préventive au nom de la justice » ont été élaborés par le Commandement suprême de l'Armée populaire coréenne et validés par Kim et sont prêts à être mis en œuvre « même dans le cas de la plus petite action militaire » des ennemis du Nord. « La frappe nucléaire à l'aveugle (...) montrera clairement aux enthousiastes de l'agression et de la guerre la détermination » du Nord, poursuit la Commission. Les cibles, claironne-t-elle, pourraient être sud-coréennes, mais ces frappes pourraient aussi viser les bases américaines dans la région Asie-Pacifique et jusqu'aux États-Unis. « Si nous appuyons sur les boutons pour anéantir nos ennemis (...), toutes les origines des provocations seront réduites à des océans de flammes et de cendres en un instant », ajoute-t-elle.
Ces menaces nord-coréennes pourraient être une conséquence d'articles sud-coréens selon lesquels les manœuvres conjointes incluraient cette année des simulations de frappes contre des installations des programmes nucléaire et balistique du Nord. À Séoul, le ministère de la Défense s'est engagé à répondre « durement et impitoyablement » à toute « provocation » du Nord. La rhétorique belliqueuse est une constante de la part du régime nord-coréen lorsque les tensions augmentent. Si Pyongyang dispose vraisemblablement d'un petit arsenal de têtes nucléaires, les spécialistes sont divisés quant à sa capacité à les monter sur des missiles. Si les tirs de fusée ont pu permettre au programme de missiles balistiques nord-coréen de progresser, la plupart des experts pensent que Pyongyang ne maîtrise pas la technologie de rentrée dans l'atmosphère, après la phase de vol balistique, qui serait nécessaire pour toucher un territoire aussi lointain que les États-Unis.

(Source : AFP)

Les forces sud-coréennes et américaines ont débuté, hier, les plus importantes manœuvres conjointes jamais organisées sur la péninsule coréenne. Ces exercices annuels entre les deux alliés interviennent cette année dans un contexte particulièrement crispé, deux mois après le quatrième essai nucléaire de la Corée du Nord et un mois après un tir nord-coréen de fusée longue portée, deux actions condamnées par le Conseil de sécurité de l'Onu qui vient de voter une nouvelle volée de sanctions contre le régime le plus isolé au monde. Les manœuvres conjointes, baptisées « Key Resolve » et « Foal Eagle », sont cette année d'une envergure jamais vue en Corée du Sud, avec environ 17 000 Américains et 300 000 Sud-Coréens. Des éléments-clés de l'armée américaine sont mobilisés, telle qu'une escadre...
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