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Économie - Commerce

Les États-Unis menacent de représailles le géant chinois ZTE pour violation de l’embargo iranien

À l’avenir, ZTE devra désormais demander aux autorités américaines une « autorisation » spéciale à chaque fois qu’il souhaite acquérir une quelconque marchandise aux États-Unis. Lluis Gene / AFP

Les États-Unis vont imposer des restrictions commerciales au géant chinois des équipements télécoms ZTE pour avoir violé l'embargo américain contre l'Iran, indique un document officiel obtenu hier par l'AFP.
Le groupe chinois avait lui-même révélé hier être sous la menace de représailles commerciales américaines, suscitant la réaction outrée des autorités de Pékin. Il avait, en conséquence, annoncé dans la foulée la suspension des échanges sur ses titres sur les Bourses de Hong Kong et Shenzen.
À partir d'aujourd'hui, ZTE figurera de fait sur la liste noire du département du Commerce (DoC) américain qui recense les entreprises dont les agissements sont « contraires à la sécurité nationale et aux intérêts de politique étrangère des États-Unis », selon la notification qui doit être publiée au Journal officiel.
D'après ce document, le géant chinois aurait « illicitement réexporté » des équipements visés par les sanctions américaines vers l'Iran en violation de l'embargo et en utilisant des sociétés-écrans. La notification officielle ne précise ni la date des transactions controversées ni leur objet précis. Selon plusieurs médias, les investigations américaines auraient commencé en 2012.
À l'avenir, ZTE devra désormais demander aux autorités américaines une « autorisation » spéciale à chaque fois qu'il souhaite acquérir une quelconque marchandise aux États-Unis, selon la notification du DoC.
Avant même cette confirmation officielle, Pékin a émis des protestations en assurant s'opposer « fermement à des sanctions américaines visant des entreprises chinoises sur la base de lois nationales », a indiqué hier le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei. « Nous espérons que les États-Unis cesseront leurs pratiques erronées, de manière à ne pas endommager plus encore les relations bilatérales et la coopération économique » entre les deux pays, a martelé M. Hong.

ZTE « respectait les règlements internationaux »
Washington a accepté de lever depuis mi-janvier certaines sanctions contre Téhéran, mais continue d'imposer un embargo lié aux violations des droits de l'homme et au terrorisme, interdisant de fait à nombre d'entreprises américaines de revenir en Iran.
Dans un communiqué publié hier par le quotidien Global Times, ZTE a pourtant assuré qu'il « respectait de près les règlements internationaux sur l'industrie (des télécoms) ainsi que les lois des pays étrangers ».
Fondé en 1985, ZTE propose des équipements et services dans quelque 160 pays, mais fait l'objet ces dernières semaines d'une pression accrue.
Le fonds de pension public norvégien, plus gros fonds souverain au monde, s'est ainsi désengagé du groupe chinois en raison de soupçons de corruption pesant sur lui, avait annoncé début janvier la Banque de Norvège.
Le Conseil sur l'éthique, organisme consultatif chargé de guider la banque centrale en la matière, avait relevé que des allégations de corruption pesaient sur ZTE dans 18 pays et que le groupe faisait ou avait fait l'objet d'une enquête dans dix d'entre eux.
L'autre mastodonte chinois des télécoms, Huawei, s'est de son côté vu interdire l'accès à des projets d'infrastructures aux États-Unis et en Australie pour des raisons invoquées de sécurité, sur fond de craintes que ses équipements soient utilisés pour de l'espionnage ou des attaques informatiques – des suspicions que le groupe avait fermement combattues.
(Source : AFP)

Les États-Unis vont imposer des restrictions commerciales au géant chinois des équipements télécoms ZTE pour avoir violé l'embargo américain contre l'Iran, indique un document officiel obtenu hier par l'AFP.Le groupe chinois avait lui-même révélé hier être sous la menace de représailles commerciales américaines, suscitant la réaction outrée des autorités de Pékin. Il avait, en conséquence, annoncé dans la foulée la suspension des échanges sur ses titres sur les Bourses de Hong Kong et Shenzen.À partir d'aujourd'hui, ZTE figurera de fait sur la liste noire du département du Commerce (DoC) américain qui recense les entreprises dont les agissements sont « contraires à la sécurité nationale et aux intérêts de politique étrangère des États-Unis », selon la notification qui doit être publiée au Journal...
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