Michel Moawad, samedi, chez Sleiman Frangié à Bnechii (photo Ani).
Hariri en « visite familiale » à Riyad
Le chef du courant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri, a quitté Beyrouth samedi à destination de Riyad pour une « courte visite familiale ». Avant son départ, M. Hariri avait reçu à la Maison du Centre une délégation du Conseil supérieur grec-catholique, présidée par le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, qui s'est insurgé contre les attaques dirigées contre la Sécurité de l'État, appelant à trouver une solution au problème de ce service de sécurité, « comme l'élargissement du Conseil de direction ». « La question est à l'ordre du jour du Conseil des ministres et le Premier ministre Salam Tammam s'est engagé à le résoudre », a-t-il ajouté.
Mohammad Machnouk représente Salam à la session de l'OCI sur la Palestine
Le ministre de l'Environnement, Mohammad Machnouk, a pris part hier à l'ouverture des travaux de la 5e session extraordinaire de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) pour la Palestine et Jérusalem, qui s'est déroulée hier à Djakarta. M. Machnouk représente le Premier ministre Tammam Salam à cette rencontre, dont le thème est : « Pour une paix juste et permanente ». Le ministre de l'Environnement, qui a rencontré hier le chef de la diplomatie égyptienne, Sameh Choukri, doit prononcer aujourd'hui l'allocution de M. Salam devant les représentants des pays de l'OCI.
M. Moawad chez Frangié à Bnechii
Le leader des Marada, le député Sleiman Frangié, a reçu samedi à Bnechii le chef du Mouvement de l'indépendance, Michel Moawad, en présence notamment de l'ancien ministre Youssef Saadé et de M. Tony Frangié. À l'issue de la rencontre, M. Moawad a précisé que l'entretien s'inscrivait dans le cadre de la tournée qu'il mène actuellement auprès des différents leaders chrétiens et nationaux. « À l'étape actuelle, les espaces de dialogue doivent l'emporter sur les espaces de conflit », a-t-il indiqué. Mettant en exergue la nécessité de « sanctuariser Zghorta à l'ombre des développements graves », M. Moawad a estimé que « nul n'a intérêt à aller au-devant de l'explosion ». « Nous avons intérêt à rapprocher les points de vue pour reconstruire nos institutions, résoudre la crise des déchets, élire un président de la République et relancer l'économie. C'est là un souci commun partagé avec Sleiman Frangié », a-t-il noté.
Série de nominations au CPL
Le chef du Courant patriotique libre, Gebran Bassil, a publié hier la liste des coordinateurs des commissions centrales, qui forment, réunis, le conseil exécutif du parti, aux côtés du président et des deux vice-présidents. En voici la liste : Mansour Fadel (cazas), Omar Massoud (municipalités), Marc Sassine (activités et protocole), Élie Malhamé (jeunesse), Jocelyne Ghoul (femmes), Élias Hanna (professions), Saad Hannouche (diaspora), Edgard Traboulsi (information), Patrick Antoine (services et emploi), Imad Moukarzel (relations publiques), Rafic Haddad (finances), Nassib Hatem (élections), Nahi Baalbacki (informatique), Ralph Boustany (logistique), Jihad Salamé (sport), Ziad Jamous (activités jeunesse), Akram Halabi (activités sportives), Chadi Kreidy (ressources humaines), Samir Messara (académie du CPL) et Mario Chamoun (cartes d'adhésion).
Manifestation des étudiants du PNL contre Bassil
Les étudiants du Parti national libéral (PNL) ont organisé samedi une marche entre le siège du parti à Sodeco et le palais Bustros pour protester contre les prises de position du chef de la diplomatie, Gebran Bassil, qui « ont porté atteinte aux intérêts des jeunes Libanais dans les pays du Golfe ». Prenant la parole devant le palais Bustros, le président de la section estudiantine du parti, Simon Dergham, a estimé qu'« il n'est pas permis de détruire l'avenir de familles (...) pour complaire à une minorité qui a décidé de porter les armes et qui a quitté l'État pour former un mini-État lié à l'Iran ». « Nous ne permettrons pas à l'Iran de détruire l'avenir des jeunes du Liban ni au ministre Bassil de faire de nous le satellite du parti des armes ou de l'hégémonie de l'Iran », a-t-il ajouté.
L'ambassadeur de Chine chez Sleiman
L'ancien président de la République, Michel Sleiman, a reçu hier à Yarzé l'ambassadeur de Chine, Jiang Jiang, à la tête d'une délégation du Centre de Shanghai pour les études internationales. L'occasion pour M. Sleiman de tancer « ceux qui, à l'heure de la mondialisation (...), parlent de partition et de repli sur soi, et qui tentent de réaliser cela par le feu et le fer ».
Adwan invite le Hezbollah à « retrouver son appartenance libanaise »
Le député Georges Adwan, vice-président des Forces libanaises, a invité hier le Hezbollah à « retrouver son appartenance libanaise », lors d'un dîner organisé par les FL à l'occasion de la Journée mondiale de la femme. « Il n'y a pas de solution en dehors de l'État. Nous devons nous mettre d'accord sur le fait que les intérêts du Liban doivent primer et qu'il doit être en accord avec son environnement arabe », a-t-il dit. « Le Liban est en danger à cause de la présence, au sein de l'État, d'une partie qui envoie ses membres combattre dans un autre pays, comme c'est le cas en Syrie, et qui entreprend des actions militaires au Koweït, en Irak et au Yémen », a indiqué M. Adwan, qui a en outre estimé que le Hezbollah, « chef d'orchestre du 8 Mars, doit convaincre Michel Aoun qu'il est vraiment son candidat (afin de pouvoir tenir l'élection présidentielle) ». « La présidentielle devra être suivie de la mise en place d'une nouvelle loi pour les élections parlementaires afin que les Libanais puissent élire de vrais représentants. Il faudra également adopter un gouvernement majoritaire et non un gouvernement d'union nationale qui paralyse le pays, comme c'est le cas aujourd'hui », a-t-il conclu.
Harb : Sur quelles bases reposent les alliances conclues aujourd'hui ?
Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, a estimé hier qu'au sein du 14 Mars, « nous avons échoué à préserver notre position et nos principes, chacun cherchant désormais la formule qui lui sied et rejoint ses intérêts, d'où la série de propositions sans fondements dont nous sommes témoins depuis un an ».
M. Harb, qui s'exprimait au cours d'un meeting populaire à Tannourine, a tiré à boulets rouges sur les « alliances conclues aujourd'hui ». « Sur quelles bases reposent-elles ? Et sur quels principes ? Comment appuyer quelqu'un avec lequel nous sommes en désaccord sur les principes politiques ? » s'est-il interrogé. « Nous sommes en danger aujourd'hui parce que nous avons renoncé à nos principes. Nous avons oublié pourquoi nous nous battions, alors que la bataille se poursuit, puisque nous n'avons pas réalisé nos objectifs. Si le but est de construire une ferme en guise de pays, nous sommes sur la bonne voie », a ajouté M. Harb, qui a critiqué successivement la vacance présidentielle, les armes du Hezbollah, le comportement actuel de certains ministres, la campagne contre les pays du Golfe, le blocage institutionnel, la crise des déchets, et l'accord de Meerab entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre. « Sur quoi se sont-ils entendus (...) alors que Michel Aoun bloque la présidentielle en accord avec le Hezbollah ? Samir Geagea peut-il convaincre Michel Aoun de changer de principes et de rejoindre les idéaux du 14 mars 2005 ? » s'est-il interrogé.
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