Un penseur, de grâce, pour ce Liban en perdition, pour ce pays qui n'en est pas un (le sera-t-il seulement un jour?) et qui peine à se construire.
De grâce, un penseur ! Un homme de vision, une femme pourquoi pas, qui réfléchit, planifie, élabore, décortique, critique et présente sa perspective du Liban de demain. Une proposition réaliste, bien sûr, qui prend source dans les erreurs passées, avec un objectif à atteindre pour les décennies à venir et une mission qui mobilise tout un chacun, sans écarter personne.
C'est un penseur, assurément, qu'il faut aujourd'hui au pays du Cèdre, plusieurs même, sages, instruits, cultivés, ouverts, tout à l'opposé de ces va-t-en-guerre qu'on nous sert à toutes les sauces depuis tant d'années, et qui s'agrippent à leurs sièges comme des vautours à leurs proies. Un penseur patriote, à l'image d'un Michel Chiha qui a aimé son pays plus que lui-même et voué à son peuple un profond respect, ou d'un Fouad Boutros, « lucide et rigoureux », « gardien du sanctuaire libanais », comme l'ont baptisé certains.
Au placard donc, les discours communautaires enflammés, les accusations de trahison ou de pacte avec le diable, que répètent à longueur d'année les politicards au pouvoir ! Au panier, leurs arguments creux, semeurs de discorde, qui ne mobilisent plus qu'eux-mêmes et leurs ouailles. C'est d'une personne de qualité, capable d'une réflexion profonde et de communication, qu'a besoin le pays pour évoluer et briller. D'un rassembleur efficace aussi, arguments à l'appui, qui joigne le geste à la parole, prenne le taureau par les cornes et séduise une jeunesse désabusée et divisée, pour en faire un peuple et des citoyens, un peuple citoyen, quoi !
Il y a deux jours à peine, l'étude Henley & Partners a publié son classement 2016 des meilleurs passeports au monde, avec pour question principale : « Quel est le passeport qui permet de franchir le plus de frontières sans visa ? »
Le miracle n'est pas pour demain ! C'est bien en queue de peloton, à la neuvième place avant la fin, qu'est relégué le passeport libanais, avant l'Afghanistan, le Pakistan, l'Irak, la Somalie, la Syrie, l'Éthiopie, l'Iran, le Soudan et les territoires palestiniens, mais à égalité avec le Bangladesh, le Congo et le Sri Lanka. Avec seulement 39 pays accessibles sans visa (contre 177 pays pour l'Allemagne, champion incontesté des trois dernières années), le passeport libanais figure sur la liste (qui compte 199 pays) des pires passeports au monde. C'est dire la faillite d'une nation en perte de repères.
Pire encore, cela n'étonne plus personne !
De grâce, un penseur ! Un homme de vision, une femme pourquoi pas, qui réfléchit, planifie, élabore, décortique, critique et présente sa perspective du Liban de demain. Une proposition réaliste, bien sûr, qui prend source dans les erreurs passées, avec un objectif à atteindre pour les décennies à venir et une mission qui mobilise tout un chacun, sans écarter personne.
C'est un penseur, assurément, qu'il faut aujourd'hui au pays du Cèdre, plusieurs même, sages, instruits, cultivés, ouverts, tout à l'opposé de ces va-t-en-guerre qu'on nous sert à toutes les sauces depuis tant d'années, et qui s'agrippent à leurs sièges comme des vautours à leurs proies. Un penseur...


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Oui ,cela n'etonne plus personne !!!!Un pays qui n'en pas un...pauvre LIBAN AVEC CE GENRE DE DIRIGENTS.....
17 h 17, le 05 mars 2016