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Bruxelles veut un retour à un fonctionnement "normal" de Schengen d'ici fin 2016

La Commission européenne a dévoilé vendredi sa feuille de route vers un retour à un fonctionnement "normal" de l'espace de libre circulation de Schengen "d'ici la fin 2016", tout en avertissant que l'effondrement du système coûterait des milliards d'euros à l'UE.

"L'objectif serait de lever tout contrôle aux frontières intérieures d'ici décembre, pour que l'on puisse revenir à un fonctionnement normal de l'espace Schengen d'ici fin 2016", indique l'exécutif européen dans un communiqué qui définit trois priorités: la gestion de la frontière extérieure de la Grèce, la fin de la politique du "laisser-passer" et une approche européenne coordonnée.
"Il y a un besoin immédiat de pallier les récentes failles dans la protection de la frontière externe (de l'UE) par et en Grèce. Cela relève principalement de la responsabilité de la Grèce mais, en fin de compte, de celle de l'Union toute entière", note la Commission. Cette frontière a vu passer plus de 868.000 personnes illégalement en 2015.

La présentation de la Commission intervient trois jours avant un sommet extraordinaire entre l'UE et la Turquie, principal point de départ des migrants qui traversent la mer Egée pour rejoindre la Grèce, éloignée de seulement quelques dizaines de kilomètres.
La mise en place de garde-côtes et garde-frontières européens, que Bruxelles espère voir sur pied d'ici juin, est à ce titre essentiel, souligne la Commission, et une activation rapide nécessite une préparation la plus précoce.

A l'heure actuelle, sept Etats membres de l'UE (Belgique, Danemark, Allemagne, Hongrie, Autriche, Slovénie, Suède) ainsi que la Norvège (non membre de l'UE mais qui appartient à l'espace Schengen) ont réintroduit des contrôles temporaires depuis septembre à la suite de la crise migratoire.
"La création de l'espace Schengen sans frontières intérieures a apporté d'importants avantages aux citoyens européens comme aux entreprises, et pourtant ces derniers mois le système a été soumis à rude épreuve par la crise migratoire", plaide la Commission qui chiffre entre 5 et 18 milliards par an (0,05% à 0,13% du PIB) les coûts directs d'un retour des contrôles.
Seraient les plus touchés le transport routier (qui affecterait par répercussion le secteur agricole, chimique ou des matières premières), les travailleurs transfrontaliers, le tourisme et l' administration.
"Le code Schengen sur les frontières prévoit également une approche coordonnée des contrôles internes temporaires", est-il souligné.

Cette mesure, l'article 26, est une "éventualité" à laquelle la Commission s'est préparée "si les pressions migratoires et les défaillances sérieuses dans le contrôle de la frontière extérieure persistaient au-delà du 12 mai", échéance de trois mois après les recommandations faites à la Grèce le 12 février, un ultimatum sérieux adressé à Athènes qui devra prouver ses efforts dans les semaines à venir.
Des contrôles seraient alors mis en place de manière ciblée, "nécessaire et proportionnée", de façon "temporaire et pour la période la plus courte possible".

La Commission européenne a dévoilé vendredi sa feuille de route vers un retour à un fonctionnement "normal" de l'espace de libre circulation de Schengen "d'ici la fin 2016", tout en avertissant que l'effondrement du système coûterait des milliards d'euros à l'UE."L'objectif serait de lever tout contrôle aux frontières intérieures d'ici décembre, pour que l'on puisse revenir à un fonctionnement normal de l'espace Schengen d'ici fin 2016", indique l'exécutif européen dans un communiqué qui définit trois priorités: la gestion de la frontière extérieure de la Grèce, la fin de la politique du "laisser-passer" et une approche européenne coordonnée."Il y a un besoin immédiat de pallier les récentes failles dans la protection de la frontière externe (de l'UE) par et en Grèce. Cela relève principalement de la...