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Économie - Conjoncture

En 2015, la croissance a ralenti au Canada

Dans ce contexte de croissance anémiée, plusieurs économistes estiment que la banque centrale devrait maintenir sa politique monétaire en l’état dans les prochains mois, avec un taux directeur de 0,50 %. Geoff Robins/AFP

La croissance de l'économie canadienne, en récession sur la première moitié de 2015, est restée anémiée sur le reste de l'année en raison d'une consommation molle et de la faiblesse des exportations que la chute de la monnaie locale n'a pas su dynamiser.
Pour l'ensemble de l'année 2015, le PIB a progressé de 1,2 %, soit une croissance deux fois moins importante que l'année précédente, selon les chiffres hier de l'Institut de la statistique. Après une contraction de l'activité sur les deux premiers trimestres, le PIB a augmenté, en rythme annuel, de 2,4 % et de 0,8 % respectivement, sur les deux trimestres suivants. Les économistes s'attendaient même à un tassement de la croissance du produit intérieur brut plus marqué. La moyenne de leurs prévisions tablait plutôt sur une quasi-stagnation (+ 0,1 %).
Pour Avery Shenfeld de la banque CIBC, la croissance canadienne a « réservé une petite surprise agréable », même si le rythme est bien trop faible pour garder « un taux de chômage constant ». Le trou d'air en début 2015 et une reprise trop timide ont d'ailleurs accéléré les pertes d'emplois avec fin décembre un taux de chômage de 7,1 % de la population active, soit 4 points de pourcentage de plus en un an. Cette tendance s'est poursuivie en janvier et le taux de chômage est monté à 7,2 %. « La décélération observée sur le marché du travail ne présage rien de bon pour les dépenses de consommation » pour les premiers mois de 2016 et donc pour la croissance, a estimé Krishen Rangasamy, économiste de la Banque nationale.
« Le Canada n'est pas encore sorti du bois », a ajouté cet expert qui doute d'un fort rebond. La fin d'année a été poussive, « en partie attribuable aux reculs » des investissements et des exportations, et d'une consommation des ménages plutôt faible, a expliqué Statistique Canada. Le fort recul du dollar canadien dans le sillage de la dégringolade des prix du pétrole n'a pas non plus joué en faveur des exportations canadiennes qui ont baissé de 0,6 % sur les trois derniers mois de l'année.
La banque centrale devrait, dans ces conditions, maintenir sa politique monétaire en l'état dans les prochains mois, avec un taux directeur de 0,50 %, estiment les économistes. L'institut d'émission a prévu cette année une croissance de 1,5 % grâce en partie à « l'incidence positive » du plan du Premier ministre Justin Trudeau pour relancer l'économie. Sur ce point, la présentation du prochain budget fédéral dans trois semaines donnera les pistes sur les dépenses d'infrastructures, même si les marges de manœuvre sont minimes.
(Source : AFP)

La croissance de l'économie canadienne, en récession sur la première moitié de 2015, est restée anémiée sur le reste de l'année en raison d'une consommation molle et de la faiblesse des exportations que la chute de la monnaie locale n'a pas su dynamiser.Pour l'ensemble de l'année 2015, le PIB a progressé de 1,2 %, soit une croissance deux fois moins importante que l'année précédente, selon les chiffres hier de l'Institut de la statistique. Après une contraction de l'activité sur les deux premiers trimestres, le PIB a augmenté, en rythme annuel, de 2,4 % et de 0,8 % respectivement, sur les deux trimestres suivants. Les économistes s'attendaient même à un tassement de la croissance du produit intérieur brut plus marqué. La moyenne de leurs prévisions tablait plutôt sur une quasi-stagnation (+ 0,1 %).Pour Avery...
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