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Économie - Rapport

La faible croissance oblige le Liban à engager des réformes budgétaires, selon l’IFI

Le ministère des Finances libanais.

Dans son dernier rapport sur le Liban, l'Institut de la finance internationale (IFI) a appelé le gouvernement à instaurer des réformes budgétaires pour réduire sa dette dans un contexte de faible croissance.
Selon cette association regroupant une quarantaine d'institutions financières dans le monde, la faible croissance du PIB réel du Liban – estimée à 1,4 % en 2015 contre 1,7 % en 2014 – est liée à l'impasse politique ainsi qu'aux répercussions de la crise syrienne sur le pays du Cèdre. Le rapport de L'IFI, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, estime aussi que la croissance de la consommation réelle des ménages a ralenti de 0,5 point en 2015 pour s'établir à 2,3 % ; alors que les investissements privés ont reculé de 2,5 % en 2015 – contre une hausse de 0,8 % en 2014. Il rappelle enfin que la dette publique a atteint 138,2 % du PIB en 2015, contre 135 % en 2014.
Pour la réduire, l'IFI prône notamment un rééquilibrage des dépenses publiques – principalement consacrées au service de la dette, à la masse salariale et aux transferts à Électricité du Liban – en faveur des dépenses sociales et d'investissement.
Côté recettes, l'IFI recommande de nouvelles mesures pour, entre autres, lutter contre l'évasion fiscale, vendre les actifs non performants de l'État – notamment dans l'immobilier –, sanctionner les biens-fonds maritimes illégaux ou augmenter les droits d'accise sur le tabac et l'essence.

Scénarios
L'IFI a par ailleurs établi deux scénarios possibles pour l'année 2016. Le premier suppose la poursuite de la vacance politique libanaise et l'escalade des tensions régionales. Il présume également que les fonds octroyés par les bailleurs de fonds internationaux au Liban pour les réfugiés ne dépassent pas les 250 millions de dollars. Ce scénario conduirait à une croissance du PIB réel de 0,8 % en 2016 et de 0,3 % en 2017. Le déficit budgétaire resterait stable, à 8,5 % du PIB en 2016, et la dette publique augmenterait à 142,2 % du PIB. Selon ce scénario, les dépenses publiques augmenteraient de 0,7 % tandis que les recettes publiques n'augmenteraient que de 0,3 %.
Le second scénario suppose, lui, l'élection d'un président, l'apaisement des tensions régionales ainsi qu'un renforcement des liens du pays avec les pays du Golfe. Il prévoit également que les fonds pour les réfugiés syriens dépassent les 400 millions de dollars et que les droits d'accise sur l'essence soient restaurés. Dans ce cas, le PIB réel augmenterait de 2,3 % en 2016 et de 4,5 % en 2017. Selon l'IFI, ce scénario induirait une augmentation de 8,7 % des recettes publiques et de 2,1 % des dépenses publiques totales. Le déficit budgétaire se réduirait donc à 7,1 % du PIB, et la dette publique s'établirait à 138 % du PIB en 2016.

Dans son dernier rapport sur le Liban, l'Institut de la finance internationale (IFI) a appelé le gouvernement à instaurer des réformes budgétaires pour réduire sa dette dans un contexte de faible croissance.Selon cette association regroupant une quarantaine d'institutions financières dans le monde, la faible croissance du PIB réel du Liban – estimée à 1,4 % en 2015 contre 1,7 % en 2014 – est liée à l'impasse politique ainsi qu'aux répercussions de la crise syrienne sur le pays du Cèdre. Le rapport de L'IFI, cité par le Lebanon this Week de la Byblos Bank, estime aussi que la croissance de la consommation réelle des ménages a ralenti de 0,5 point en 2015 pour s'établir à 2,3 % ; alors que les investissements privés ont reculé de 2,5 % en 2015 – contre une hausse de 0,8 % en 2014. Il rappelle enfin que la...
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