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Liban

Tarek Mitri invite les chrétiens à jouer un « rôle actif dans la vie publique »

L'ancien ministre Tarek Mitri a prononcé lors du séminaire de Saydet el-Jabal qui s'est tenu hier (voir par ailleurs) une allocution dans laquelle il a évoqué le rôle que devraient assumer les chrétiens du Liban, et du monde arabe en général, face aux nombreux défis auxquels est confrontée la région, appelant sur ce plan les chrétiens à jouer un rôle actif et dynamique dans la vie publique.
D'entrée de jeu, M. Mitri a mis en garde contre « le double langage » dans le débat national, en ce sens qu'il n'est plus concevable dans le contexte présent de discuter des problèmes qui se posent à la société en « feignant d'ignorer que notre partenaire dans la citoyenneté écoute ce qui se dit ». « Il n'est plus concevable de dire en sa présence quelque chose en occultant ce que nous pouvons dire en son absence », a notamment souligné M. Mitri.
Rappelant la contribution des chrétiens d'Orient à la Renaissance arabe (la Nahda) au début du siècle dernier, l'ancien ministre a prôné une participation des chrétiens aux tentatives de changement arabe qui se profile à l'horizon. Les chrétiens, a souligné Tarek Mitri en substance, ne devraient pas se comporter en minoritaires dont le rôle dans le changement serait neutralisé ou court-circuité. Afin de participer activement au changement, a-t-il relevé, ils doivent éviter de considérer qu'ils forment un seul bloc monolithique faisant face à un autre bloc uni et monolithique. « Les chrétiens, a déclaré Tarek Mitri, sont des citoyens de diverses tendances, et ils ne forment pas un seul camp qui suit un seul leader. De même, les musulmans sont de diverses tendances et ils ne sont pas, dans leur majorité, islamistes. De la même façon, les islamistes eux-mêmes n'ont pas une position unifiée, dans la mesure où certains d'entre eux rejettent le langage de la violence alors que d'autres ont recours à la violence comme méthode d'action. »
La diversité constitue l'un des moyens de lutter contre les craintes que pourraient susciter les desseins de la majorité religieuse, a ajouté M. Mitri, qui a souligné en outre que l'autre voie à suivre sur ce plan pour lutter contre les appréhensions est « l'attitude morale », qui incite les chrétiens à demeurer vigilants et actifs dans leur « quête de liberté » et dans leur refus de la violence, en l'occurrence « la violence de l'oppression, du terrorisme, des accusations de traîtrise, la violence de l'exclusion, de l'atteinte à la dignité de la personne humaine, quelle que soit on appartenance ».
Mettant en garde contre « les clivages verticaux », M. Mitri a appelé dans ce cadre les chrétiens à jouer un rôle dynamique dans la vie publique, de manière à exercer leur influence sur « l'ensemble de la société ». Pour l'ancien ministre, une telle influence pourrait s'exercer principalement, entre autres, au niveau du domaine de la « culture », perçue dans le sens large du terme, ne se limitant pas aux secteurs de « l'art, de la littérature et de la musique uniquement, mais englobant également la connaissance ainsi que les valeurs morales et culturelles ».

L'ancien ministre Tarek Mitri a prononcé lors du séminaire de Saydet el-Jabal qui s'est tenu hier (voir par ailleurs) une allocution dans laquelle il a évoqué le rôle que devraient assumer les chrétiens du Liban, et du monde arabe en général, face aux nombreux défis auxquels est confrontée la région, appelant sur ce plan les chrétiens à jouer un rôle actif et dynamique dans la vie publique.D'entrée de jeu, M. Mitri a mis en garde contre « le double langage » dans le débat national, en ce sens qu'il n'est plus concevable dans le contexte présent de discuter des problèmes qui se posent à la société en « feignant d'ignorer que notre partenaire dans la citoyenneté écoute ce qui se dit ». « Il n'est plus concevable de dire en sa présence quelque chose en occultant ce que nous pouvons dire en son absence »,...
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