Des dizaines de milliers de partisans de Moqtada Sadr manifestaient vendredi dans le centre de Bagdad en soutien à l'influent chef chiite qui a appelé durant le rassemblement le gouvernement à mener de sérieuses réformes.
"Le Premier ministre est dans une position critique depuis que le peuple s'est soulevé", a affirmé Moqtada Sadr, haranguant la foule place Tahrir.
Le Premier ministre Haider al-Abadi peine à introduire les réformes promises en réponse à l'exaspération de l'opinion, après une série de manifestations ayant rassemblé l'été dernier des milliers d'Irakiens à Bagdad et dans le sud du pays pour protester contre la corruption endémique et réclamer l'amélioration des services publics.
Il se heurte notamment à une opposition au sein de son gouvernement mais aussi au sein de son propre parti.
"Aujourd'hui, il doit réaliser des réformes sérieuses, pas cosmétiques", a lancé Moqtada Sadr devant ses partisans, dont beaucoup arboraient le drapeau irakien.
L'influent chef chiite, qui à plusieurs reprises avait annoncé son intention de quitter la politique, contrôle une importante force paramilitaire, "Saraya al-Salam".
Moqtada Sadr a tenté récemment de se distancier du bloc Sadriste, des responsables issus de sa formation politique ayant été pointés du doigt pour être parmi les plus corrompus du pays.
Vendredi, il a encore affirmé que "personne au sein du gouvernement (le) représentait."
S'il a publiquement critiqué le Premier ministre pour la lenteur des réformes, il a été parmi ceux qui le soutiennent le plus parmi les factions chiites du gouvernement.
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Des dizaines de milliers de partisans de Moqtada Sadr manifestent à Bagdad
AFP / le 26 février 2016 à 15h31


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