Le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a estimé hier que la décision de l'Arabie saoudite d'interrompre son aide à l'armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure « aurait dû advenir plus tôt ». Cette décision serait en effet « une déclaration saoudienne d'affrontement (du Hezbollah au Liban, NDLR) et non pas de retrait », et viendrait donc « signaler la nécessité d'accroître la résistance face aux tentatives de désorienter le Liban et de le ramener vers un axe non arabe ». « Nous résisterons, et résisterons et résisterons, et si Dieu le veut, la victoire sera à l'arabité », a-t-il insisté.
C'est dans ce contexte qu'une « déclaration importante émanera demain (aujourd'hui, NDLR) de Beyrouth, au nom des leaders et autorités concernés, en présence du président Saad Hariri (chef du courant du Futur et ancien Premier ministre, NDLR) », a-t-il annoncé.
Rappelant que « les personnes libres du Liban ont payé de leur sang le prix de leur résistance, de leur engagement en faveur de l'arabité et de l'affrontement du projet iranien », le ministre de l'Intérieur a appelé en contrepartie les États du Golfe à « adopter une politique arabe claire et précise, et non pas ponctuelle, ni circonstancielle ». « Sans doute, certains de nos manquements étaient-ils dus à un déséquilibre au niveau des décideurs arabes. Néanmoins, la politique arabe s'est désormais clarifiée, menée par un leadership clairement identifié, et mérite le soutien de tous les pays de la région », a ajouté Nouhad Machnouk.
« Les pays arabes, et surtout les pays du Golfe, doivent savoir que nous sommes des adeptes de la résistance, non de la capitulation », a ajouté M. Machnouk. Il a une nouvelle fois précisé à cet égard que la position prise par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, au Caire « n'est représentative que d'une partie du gouvernement libanais ».
« Le Premier ministre Tammam Salam doit régler cette question au cours des prochains jours. Je l'ai d'ailleurs prié de convoquer à une réunion du Conseil des ministres afin de débattre de la politique étrangère du Liban », a-t-il ajouté, avant de conclure : « Les démarches que nous entreprendrons s'alignent sur notre politique de résistance pacifique. Je n'annoncerai pas la nature de ces démarches, mais je suis certain que les Arabes y verront l'expression réaliste, pratique et politique de notre gratitude. »
Liban
N. Machnouk : La décision de l’Arabie relance notre résistance
OLJ / le 22 février 2016 à 00h00


« Les pays arabes, et surtout les pays du Golfe, doivent savoir que nous sommes des adeptes de la résistance, non de la capitulation »a ajouté M. Machnouk. AH BON , EN BON PARTISAN/ADEPTE DE LA RESISTANCE TU RESISTAIS JUSQUE LA DANS TON SALON ? TOI ET ET TES COPAINS DU 14 MARS VOUS ALLEZ CONTINUER A RESISTER EN PONDANT EXCLUSIVEMENT DES COMMUNIQUEES ?
19 h 15, le 22 février 2016