Photo article thomas
Dans L'Orient-Le Jour du 1er février 2016, à la rubrique « La Seize », Médéa Azouri pose une question à Nada Debs : « Vous croisez Dieu, vous lui dites quoi ? » Et Nada répond : « S'il vous plaît, dites-moi que vous existez vraiment ? »
Nous vous comprenons. Si cette question nous était posée, nous aurions répondu : « Nous nous mettrions à genoux et nous nous prosternerions pour l'adorer en esprit et en vérité, quitte à ce que nous mourions d'amour, notre âme allant s'unir à la sienne. »
Mais le fait est que cette question occupe tous les esprits des membres de l'humanité depuis l'aube des temps. Certains contestent Dieu, d'autres le condamnent, une autre catégorie le maudit, un quatrième groupe le nie et renie, et il y a une cinquième légion qui croit en lui.
Notre vie se partage entre la joie d'exister et la peur de ne pas être. La notion de Dieu est inhérente à notre nature. Plus que la crainte des sanctions, la peur de son inexistence déséquilibre notre personnalité. Si nous étions sûrs de son absence, nous nous hâterions de le créer de toutes pièces pour nous protéger de nous-mêmes, car le « moi » est haïssable, non par ce qu'il se complaît dans la contemplation de son nombril – ce qui serait d'une naïveté lénifiante – mais parce qu'il peut faire de l'autodestruction si nous n'y prenons garde, car le néant est une absurdité que l'on craint plus que Dieu.
C'est un grave problème auquel il faut accorder la plus grande diligence et le meilleur de nos raisonnements.
D'après la Bible, Dieu a créé l'homme à son image. Des millions d'années se sont écoulées, et c'est toujours la silhouette de l'homme qui prédomine. On peut en déduire et conclure que l'homme et la femme sont le summum de toutes les créatures et de toutes les créations du Très-Haut après l'âme humaine.
Mais Dieu ne nous a pas laissés orphelins : les prophètes et le Christ sont venus pour porter secours et diriger les êtres humains sur leur parcours spirituel et les guider sur le plan moral. Grâce à eux, les humanistes ne sont pas restés les bras croisés : des médecins et des savants ont vu le jour et se sont mis à l'œuvre dans le domaine de la recherche médicale et ont mis au point des remèdes pour allonger la vie de l'homme grâce à leurs traitements extraits très souvent des plantes ou par l'intermédiaire des molécules et substances chimiques découvertes par des chercheurs sous l'inspiration de Dieu. Voilà ce que le génie des humanistes est arrivé à mettre au point pour guérir l'homme médicalement parlant jusqu'à le sauver des pires maladies et cancers.
Maintenant, observons la nature pour voir ce que le Divin Créateur a mis encore à la disposition de ses créatures. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, on vous rappelle que depuis les temps les plus reculés et même au temps du Christ, les hommes ont demandé un signe dans le ciel qui confirmerait la présence du maître de la Création.
Vous voulez une preuve de l'existence de Dieu, et bien nous vous la donnerons tout de suite : la preuve, c'est l'arbre = bois, la poussière = la terre, la pluie = l'eau. Comment expliquez-vous que trois éléments + un grain donnent des semences qui croissent et qui font pousser des arbres fruitiers et des produits végétaux ? Les manguiers ; les cannes à sucre et les orangers donnent des fruits et des jus sucrés ou amers. Comment cela ? Si ce n'est que par l'action du Très-Haut ; pourtant, il n'y a pas de recette de sucre plantée ni dans le tronc de l'arbre, ni dans l'eau des pluies ; et encore non plus enfouie dans la bonne terre : c'est là une preuve de la participation de Dieu dans l'œuvre de l'univers qui permet ce miracle en faisant croître les plantations. Et en plus on peut parler des quatre saisons qui donnent chacune des fruits et des betteraves, des plantes, des fleurs diverses et tout le végétal ; c'est par son intervention que les végétaux mûrissent. Et que dire des insectes comme l'abeille qui nous donne du bon miel. Toute cette panoplie de floraisons utiles à l'homme et aux animaux pour leur permettre de vivre. Le grain qui sème à tout vent : c'est Dieu qui le fait agir par le vent dans le silence et dans la plus grande discrétion. Et sachant à l'avance que l'homme évoluera, il a injecté dans les profondeurs de la terre charbons, gaz pétrole et schiste, puisque l'homme sait et a su les exploiter.
Comment expliquez-vous que grâce à nos deux cordes vocales, l'homme peut s'exclamer et chanter sept notes de musique : « Do, ré, mi, fa, sol, la, si ». Et voilà la cohorte des chanteurs et musiciens de Caruso à Pavarotti et Carreras, de la Callas à Cecilia Bartoli, d'Elvis Prestley à Bob Dylan, de Beethoven à Chopin sans compter Vivaldi, Brahms, Liszt et tant d'autres. De Maurice Chevalier à Dalida, du jazz à la country music et tous les autres styles de musique sans compter les centaines et centaines de chanteurs et les milliers de milliers de partitions.
Puis il y a le miracle de la naissance de l'enfant grâce à l'union dans le mariage béni par Dieu de l'homme et son épouse. Et bien entendu, il y a là la trace de l'homme dans l'univers passé et présent ; son « arbre généalogique » et son « ADN » différent d'un être à l'autre et qui remonte jusqu'à nos premiers parents dans la Création. Cela nous sera révélé par Dieu au dernier jour et nous nous étonnerons pas mal des milliers et des milliers d'ancêtres comme parenté portant notre « ADN » dans l'éternité. Ce sera le « sceau » de notre appartenance et reconnaissance familiale.
Et Dieu le Père nous a envoyé un Messie, son fils, aux traits semblables aux nôtres, traits humains qui prouvent que la physionomie humaine est le summum de la création divine puisque son fils ressemblait physiquement à tous les hommes, né de la Vierge Marie, un être humain aux traits féminins, pour lui annoncer par l'archange Gabriel la gestation du Christ dans ses entrailles par l'opération du Saint-Esprit afin d'accomplir l'œuvre de sa Rédemption et nous donner son Évangile. Et ne nous étonnons pas si les anges au ciel ont « peut-être... » une apparence humaine avec « un fonctionnement corporel angélique intérieur » différent du nôtre et sans ailes, différents comme l'archange Gabriel qui est apparu à la Vierge sous la forme humaine pour lui annoncer le plan de Dieu le Père ; cet archange avait une physionomie extérieure semblable à celle des hommes. L'apparence de Jésus-Christ après la Résurrection près du Sépulcre aux saintes femmes était comme avant d'apparence humaine ;
et en Galilée lorsqu'il rencontra les apôtres pour la dernière fois pour leur donner message que tout pouvoir lui a été donné au ciel et sur la terre et en leur demandant d'aller en mission sur toute la terre et de baptiser le monde entier au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, à ce moment le Christ était lui aussi d'apparence humaine, mais déifié puisque certains apôtres ont douté de lui et ne l'ont pas adoré.
Permettez-nous de rappeler, à titre d'information, le conseil évangélique de Notre Seigneur Jésus-Christ qui a demandé de pardonner septante fois sept, c'est-à-dire toujours. Et nous avons toute une vie pour pardonner plusieurs fois nos malentendus avec tierces personnes et pour adhérer à la croyance en Dieu qui nous jugera selon sa miséricorde divine et selon la mesure de nos pardons.
Ce pardon que le Christ conseille et impose, on va l'interpréter dans la logique humaine : « Aimer et pardonner à son ennemi ou ami, ce n'est pas simplement un moyen comme un autre de le désarmer, de le vaincre, de le désarticuler – ce qui serait la négation de l'amour –, c'est surtout échapper à la contagion d'une haine qui porte en elle-même son propre châtiment. »
Nous devons nous apercevoir qu'il y a dans l'univers une harmonie qui échappe à notre entendement. Ses lois sont immuables, ses desseins secrets. Cette harmonie n'est pas accessible. Elle se laisse approcher. Elle ne décourage ni la liberté, ni les recherches, ni même la domestication de ses forces, quand elle peut, par là, servir le vrai, le bien, le beau. Mais malheur à celui qui en rompt l'équilibre à des fins égoïstes ou criminelles : il se trouvera pris dans une spirale et dans des remous qui défendent la suprême sagesse de Dieu et en assurent l'inébranlable pérennité. Rappelons-nous des paroles du grand physicien Einstein : « Il y a dans l'univers un ordre physique et mathématique si parfait que cela sous-entend la présence d'un être supérieur. » N'oublions pas encore la pensée de saint Augustin, Docteur de l'Église, qui a écrit : « Si j'étais Dieu, je serais devenu homme afin que l'homme devînt dieu » (certains doutèrent parce qu'il avait une apparence physique).

