Le secrétaire général du mouvement du Renouveau démocratique, Antoine Haddad, a estimé hier que les candidatures proposées par chacun du chef du courant du Futur, Saad Hariri, et du chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, ont fait bouger le dossier de la présidentielle, mais il a toutefois souligné la menace que représenterait un échec de ces démarches et réclamé une limite dans le temps au parrainage des deux candidats.
M. Haddad a indiqué à la chaîne du Futur que si la candidature du chef des Marada, Sleiman Frangié, appuyée par M. Hariri, et celle du chef du bloc du Changement et de la Réforme, Michel Aoun, parrainée par M. Geagea, « ont brisé la glace », elles ne comportent pas moins « des risques sérieux en lien avec l'équilibre général du pays et avec l'unité et l'efficacité d'une partie qui œuvre depuis des années à rétablir la souveraineté de l'État ».
« Les forces du 14 Mars ne peuvent se maintenir à un niveau suffisant de coopération stratégique et d'efficacité si elles restent divisées sur un sujet aussi important que l'élection présidentielle », a-t-il fait valoir.
Le responsable du RD a mis dans ce cadre l'accent sur « l'urgence d'impartir à ces candidatures des délais et de se récuser si l'élection d'un chef d'État n'a pas lieu le 2 mars ou au plus tard lors de la séance qui suivra ». Il a estimé, toujours dans le même sens, que « si le bénéfice supposé est de combler la vacance présidentielle même à un prix fort, il n'en reste pas moins qu'il est inutile de prolonger ces offres si aucun des deux candidats ne peut convaincre le Hezbollah de participer à la séance électorale ».
M. Haddad a insisté par ailleurs sur « l'urgence de distinguer entre la question présidentielle et la réconciliation interchrétienne », réconciliation qu'il a décrite comme « un grand exploit politique et un bénéfice existentiel pour tous les chrétiens, voire pour tous les Libanais ».
Liban - Partis
Le RD réclame une limite dans le temps aux candidatures de Frangié et d’Aoun
OLJ / le 19 février 2016 à 00h00

