Retrouvailles chaleureuses entre Sleiman Frangié et Saad Hariri, hier, à la Maison du Centre. Photo Dalati et Nohra
Le leader des Marada, Sleiman Frangié, a souligné hier qu'« il ne retirera pas sa candidature tant qu'il y a des blocs parlementaires qui soutiennent ma candidature ».
M. Frangié a été reçu hier à la Maison du Centre, à Beyrouth, par le chef du ourant du Futur, le député et ancien Premier ministre Saad Hariri, en présence notamment du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, de l'ancien député Ghattas Khoury, de l'ancien ministre Youssef Saadé et du chef de cabinet du président Hariri, Nader Hariri. M. Hariri a ensuite retenu son hôte à déjeuner.
À l'issue de l'entretien, M. Frangié a remercié le chef du courant du Futur d'avoir soutenu sa candidature à la présidence et insisté sur ce choix politique, précisant qu'il s'agissait là du motif de sa visite. Le leader des Marada a indiqué que l'entretien avait notamment porté sur des questions « d'ordre écologique, social et économique », ainsi que « du devoir démocratique de chaque Libanais » (de combler la vacance présidentielle). « Nous avons un point de vue commun sur cette question, et le débat se poursuivra, surtout qu'une séance parlementaire doit avoir lieu le 2 mars », a-t-il noté, sans toutefois certifier qu'il ne boycottera pas la séance. « Toutes les données sont sur la table et nous allons voir comment les choses vont se développer. Je tiens à dire que je coordonne toujours avec mes alliés et ne fais rien sans coordination avec eux », a-t-il noté.
Interrogé sur ses chances, Sleiman Frangié a répondu qu'elles « sont égales aux chances des autres », soulignant qu'il « n'y aura pas un président au Liban sans consensus national ».
« Saad Hariri et moi sommes d'accord sur de nombreuses questions. Certains veulent qu'il soutienne ma candidature afin d'exploiter cet appui dans le cadre du climat confessionnel et sectaire particulièrement tendu, d'en faire un atout et d'en profiter d'une façon négative, mais moi je crois Saad Hariri. Notre accord est clair, il l'a annoncé le 14 février et a approuvé ce que j'ai dit dans mon interview à la télévision », a ajouté le leader des Marada.
Concernant ses relations avec le Courant patriotique libre et le général Michel Aoun, M. Frangié, a qualifié les deux d'« alliés », soulignant que M. Aoun est « un ami ». « La situation n'est pas à son meilleur, mais nous considérons qu'en toutes circonstances, le CPL et nous restons sur une seule ligne et position. Le général Aoun perçoit ma candidature à la présidence comme étant en compétition avec la sienne, alors que j'estime que nos deux situations sont différentes », a-t-il noté.
« Si Saad Hariri avait approuvé la candidature du général Aoun, il aurait été en mesure de le porter à la présidence, en raison de la taille de son bloc parlementaire. Mais si on me demande de retirer ma candidature pour embarrasser M. Hariri, je répondrais que ce n'est pas mon hobby d'embarrasser une personne qui m'a été loyale et a soutenu ma candidature d'une manière noble. Je n'embarrasserai personne parmi ceux qui ont appuyé ma candidature, et je n'ai aucun problème avec ceux qui veulent soutenir celle du général Aoun », a ajouté le chef des Marada, avant de conclure en ces termes : « Tant qu'il y a des blocs qui soutiennent ma candidature, je ne vais pas la retirer. »
Prié par les journalistes de commenter les propos du député de Zghorta, M. Hariri s'est contenté de dire : « Ces propos sont en or. »
Il a par ailleurs réaffirmé son engagement à appuyer la candidature de M. Frangié à la présidence de la République.
Aïn el-Tiné
En soirée, le chef du courant du Futur et Nader Hariri ont été reçu à Aïn el-Tiné par le président de la Chambre Nabih Berry, en présence du ministre des Finances, Ali Hassan Khalil.
L'occasion pour M. Hariri de revenir à la charge pour souligner la nécessité de combler la vacance présidentielle à n'importe quel prix.
« Tous les drames que connaît le Liban aujourd'hui – la paralysie, la crise sociale ou celle des déchets, sont dues au vide présidentiel. Il faut que chacun accomplisse son devoir démocratique. Il y a trois candidats, et nous devons nous rendre tous à la Chambre, pratiquer notre droit et élire un président », a-t-il noté à l'issue de la rencontre.
Accusé par un journaliste de « ne pas tenir compte de la volonté de la majorité chrétienne, qui s'est exprimée par la candidature de Michel Aoun », Saad Hariri a indiqué que « quatre candidats se sont réunis à Bkerké, affirmant que celui parmi eux qui accéderaient à la présidence bénéficierait d'une couverture chrétienne. Nous avons un candidat qui est l'un des quatre, Sleiman Frangié ». « Chacun est libre de ses choix », a-t-il dit.
« Le dialogue avec les Forces libanaises (FL) et Samir Geagea vise à souligner que le 14 Mars poursuit son action et que la relation entre le courant du Futur et les FL reste solide. Nous pouvons avoir des divergences sur certains points, et cela s'était produit par le passé, mais nous n'avons pas brisé notre relation. Il n'y aura pas de place pour le conflit entre nous », a-t-il souligné, en réponse à une question.
Le chef du courant du Futur a en outre estimé que, contrairement à l'idée selon laquelle la solution à la présidentielle se trouve entre les mains de l'étranger, la question reste du ressort des Libanais. « Tout le monde doit se rendre à la Chambre pour qu'on en finisse. S'ils (le 8 Mars) veulent boycotter, ce n'est pas un droit constitutionnel. L'on peut, à la limite, boycotter une ou deux séances pour temporiser et songer à un compromis. Mais le faire sur une durée de 21 mois, c'est outrepasser tous les droits constitutionnels. Il faudrait au contraire rester dix jours d'affilée à la Chambre jusqu'à élire un président », a-t-il estimé.
En réponse à une question, M. Hariri a démenti vouloir se ruer vers la présidence du Conseil, estimant que ce qu'il veut, c'est « un président de la République, quel qu'en soit le prix ». « Que veut dire le fait de proposer un candidat du 8 Mars ? C'est abandonner tous nos intérêts, parce que nul n'est plus important que son pays. Il n'est pas vrai que je souhaite être Premier ministre. Je n'en ai pas parlé à Sleiman Frangié, je n'ai pas réclamé la présidence du Conseil, et n'ai même pas abordé cette question. C'est lui qui a parlé et proposé. S'il me confie cette responsabilité, je l'assumerai », a-t-il conclu, rappelant que lorsque Nagib Mikati avait été désigné, il avait « accepté la défaite, sans menacer de détruire le pays ».
Signalons par ailleurs que parmi les personnalités reçues hier à la Maison du Centre figurent l'ambassadeur des Pays-Bas, Hester M. J. Somsen, le nonce apostolique, Mgr Gabriele Caccia, l'ambassadeur de Grande-Bretagne, Hugo Shorter, le commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, les députés Mohammad Safadi et Nayla Tuéni, ainsi que les anciens députés Mohammad Amine Itani et Moustapha Hachem. Il s'est également entretenu au téléphone avec le chef du Mouvement de l'indépendance, Michel Moawad, et le cheikh Akl druze, Naïm Hassan.


EX PREMIER MINISTRE HARIRI J,OSE VOUS POSER CETTE QUESTION DONT JE N,ATTENDS CERTES PAS DE REPONSE : POURQUOI AU LIEU DE TOUT CE BRANLE-BAS GUERRIER VOUS NE VOUS REUNISSEZ PAS AVEC LE SAYED HASSAN NASRALLAH POUR TROUVER UNE ISSUE HONORABLE A TOUS ET SAUVER IN EXTREMIS CE PAUVRE PAYS ET SON PAUVRE PEUPLE QUI A TANT SOUFFERT DE VOUS TOUS... ET JE LE REDIS - TOUS- !!! ?
20 h 54, le 18 février 2016