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Diaspora

Les jeunes Libano-Mexicains, une communauté attachée à son pays d’origine

Diaspora
Naji FARAH | OLJ
15/02/2016

La communauté libanaise du Mexique est l'une des plus importantes du pays et des communautés libanaises dans le monde, de par sa puissance économique, son unité et sa sensibilité au Liban. Dès le début de l'année, deux événements majeurs ponctuent la vie libano-mexicaine, et c'est une véritable joie que d'y participer.

L'anniversaire de Mgr Antonio Chedraoui
La messe célébrée le 17 janvier en la nouvelle cathédrale Saints-Pierre-et-Paul des grecs-orthodoxes à Mexico City, suivie d'un déjeuner offert pour deux mille personnes, a revêtu un caractère spécial : en plus de son anniversaire, c'est le cinquantenaire de son accession au sacerdoce à Mexico que Mgr Antonio Chedraoui a tenu à fêter, en présence de tous ses amis et non des moindres, à savoir l'élite sociopolitique mexicaine et libano-mexicaine.
Pour l'ancien ambassadeur Nouhad Mahmoud, «la communauté libanaise est spécialement fière de cet anniversaire, et s'est habituée à commencer l'année avec une aussi grande occasion. Cela montre la popularité de l'évêque Chedraoui et la puissance de ses relations au niveau du Mexique tout entier, ce qui renforce la position de la communauté libanaise et en donne une belle image dans le pays».
Le lendemain, un déjeuner privé a été offert par le comité directeur du Centro Libanés en l'honneur de Mgr Chedraoui et des évêques et prêtres orthodoxes venus spécialement du Liban, de Syrie, d'Europe et d'Amérique, en présence de l'évêque maronite du Mexique, Mgr Georges Abi Younès. Trois jours plus tard, le centre célébrait, au cours d'un grand dîner offert à 800 membres et amis, la passation des pouvoirs à son nouveau président, Alejandro Maffuz, après une présentation complète de l'action du centre pour l'année écoulée.

Rencontre avec Antun Nakad et Alfredo Alam à Puebla
Pour celui qui veut mieux connaître les Libanais du Mexique, Puebla de Los Angeles est une étape incontournable. Cette magnifique capitale de l'État de Puebla, à 250 kilomètres de Mexico City, possède dans son vieux centre et ses environs des églises, des pyramides et autres vestiges de toute beauté, comme à Cholula, renommée pour ses 365 églises.
Antun Nakad, ancien président du Club mexicain-libanais de Puebla et président honoraire de la jeunesse libano-mexicaine, s'adresse ainsi à ses compatriotes au Liban: «Quand je suis venu au Mexique il y a 35 ans, j'ai rencontré beaucoup de jeunes qui restaient très attachés au Liban mais qui ne savaient pas grand-chose de la culture et de la civilisation libanaises. C'est ainsi que nous avons formé un premier groupe pour les rapprocher encore plus de leurs racines et les rendre encore plus fiers de leur culture, et leur expliquer aussi l'histoire de leurs ancêtres, celle des premiers émigrants qui ont quitté le Liban dans des conditions souvent très difficiles. Nous avons aujourd'hui au Mexique une communauté dont nous sommes très fiers, dont les membres occupent de hautes fonctions grâce aux efforts de leurs grands-parents qui leur ont inculqué une éducation exemplaire.»
«Nous lançons un appel très important à tous les hommes politiques au Liban sans distinction partisane ou communautaire: le Liban est à tous ses fils, nous sommes fiers du pays du sud à l'est, au nord et à l'ouest, nous aimons le Liban tout entier. L'important est que les Libanais soient d'accord et fassent la paix, car sans la paix il n'y a pas de nation. Avec la paix, nous serons prêts à offrir tout ce qui est à notre disposition pour le Liban. Et si Dieu le veut, nous allons nous rendre cette année au pays, pour montrer combien nous aimons le Liban qui est vivant dans nos cœurs.»
Pour sa part, Alfredo Alam, qui a été également président du Club mexicain-libanais et qui est très actif au sein de la jeunesse, déclare: «J'aimerais dire quelque chose de très important pour les communautés libanaises en Amérique latine: nous avons besoin de davantage de communication entre nous. Pour cela, nous souhaitons organiser un congrès à un niveau latino-américain, pour passer ensuite au niveau continental puis mondial. C'est un projet auquel nous pensons depuis longtemps sans l'avoir encore réalisé, et qui donnera encore plus de force à notre communauté.»
«La jeunesse doit voyager plus souvent au Liban pour l'aimer encore mieux. Le meilleur investissement qu'on puisse faire pour un jeune est de lui payer un voyage au Liban au pays de ses ancêtres. Ce sujet sera repris lors de la prochaine réunion de Jomali (Organisation de jeunes Libano-Mexicains, NDLR) qui se tiendra cette année dans le très bel État de Chiapas.»

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