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Liban - Arrêt Sur Images

Retour aux sources

Le souvenir, intact et puissant, de la déclaration de l'opposition du 14 février 2005, rédigée à Koraytem quelques heures après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, a ressurgi hier lors d'une réunion informelle au siège du secrétariat général du 14 Mars.
Par cet acte fondateur de l'intifada de l'indépendance, l'opposition avait décidé, pour la première fois, de s'affirmer en mouvance nationale transcommunautaire, aux objectifs clairement identifiés. « L'opposition fait assumer aux autorités libanaise et syrienne, celle-ci étant l'autorité de tutelle au Liban, la responsabilité du crime (de l'attentat du 14 février) et d'autres crimes similaires » : l'opposition annonçait ainsi sa volonté de passer à l'acte, soutenue par une décision de dépasser les réserves craintives exprimées par certains acteurs présents alors à Koraytem, qui avaient souhaité une formulation édulcorée du texte.
La déclaration de l'opposition était donc d'abord une intifada sur la peur et la demi-mesure dans ses propres rangs.
Onze ans plus tard, alors que le 14 Mars est miné par les conflits internes et une propension nette aux compromis politiques, le député Marwan Hamadé, à la demande du coordinateur général du 14 Mars, Farès Souhaid, a effectué une lecture solennelle de cette déclaration, préservée dans un cadre sur le mur du secrétariat général, aux côtés d'autres documents fondateurs du mouvement. Le journaliste Assaad Béchara, conseiller du ministre de la Justice Achraf Rifi, qui se trouvait à cette réunion en comité restreint, a posté, sur Twitter, la photo de M. Hamadé avec ce commentaire : « Quelle similitude entre la position d'Achraf Rifi (jeudi, en Conseil des ministres, sur l'affaire Samaha) et cette déclaration historique. Revenons tous aux sources, à cet instant du 14 Février et celui du 14 Mars. »

Le souvenir, intact et puissant, de la déclaration de l'opposition du 14 février 2005, rédigée à Koraytem quelques heures après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, a ressurgi hier lors d'une réunion informelle au siège du secrétariat général du 14 Mars.Par cet acte fondateur de l'intifada de l'indépendance, l'opposition avait décidé, pour la première fois, de s'affirmer en mouvance nationale transcommunautaire, aux objectifs clairement identifiés. « L'opposition fait assumer aux autorités libanaise et syrienne, celle-ci étant l'autorité de tutelle au Liban, la responsabilité du crime (de l'attentat du 14 février) et d'autres crimes similaires » : l'opposition annonçait ainsi sa volonté de passer à l'acte, soutenue par une décision de dépasser les réserves craintives exprimées par...
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