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Campus

L’Université antonine veut développer le sport de haut niveau

Éducation physique

Un esprit sain dans un corps sain, dit le dicton. Consciente de l'importance du sport dans la vie de tout individu, l'Université antonine (UA) a créé il y a une vingtaine d'années l'Institut d'éducation physique et sportive (IEPS) qui ne cesse de se développer. Pour en savoir plus sur les nouvelles filières sportives, Campus a rencontré Zeina Mina qui dirige ce département depuis 2009.

Nelly HÉLOU | OLJ
12/02/2016

«L'IEPS a été créé en 1997 mais la formation étant diversifiée, nous ne pouvions pas ouvrir toutes les filières à la fois», explique avec enthousiasme Zeina Mina qui détient un doctorat en sciences des sports de l'Université Claude Bernard–Lyon 1 et qui compte à son actif une longue expérience dans le domaine. L'institut a démarré avec la formation d'éducateurs et d'enseignants sportifs qui interviennent dans le milieu scolaire, «pour combler les lacunes dans l'enseignement de cette matière», précise-t-elle.
Il y a deux ans, l'Université antonine a installé trois nouvelles filières des métiers du sport : éducation et motricité, management du sport et entraînement sportif. Les étudiants suivent deux années de tronc commun et, à la troisième, ils peuvent s'orienter vers l'une des trois filières selon leur choix. Ils ont également la possibilité de poursuivre un master.

Formations polyvalentes et débouchés multiples
L'institut compte cette année 200 étudiants. Les cours théoriques sont dispensés en classe, la pratique, elle, se fait dans les salles de gym et sur des terrains bien aménagés. «Les étudiants apprennent à maîtriser toutes les disciplines sportives», explique Zeina Mina. En parallèle, ils suivent des cours en anatomie physiologique, en psychologie, en pédagogique... En somme, il s'agit d'une éducation à la santé et non uniquement à la performance. Quant aux débouchés de travail, la directrice de l'institut précise : « Ils ne se trouvent pas uniquement au Liban, mais aussi dans les pays du Golfe qui investissent de plus en plus dans le sport. »
L'enseignement à l'IEPS est dispensé en français avec une filière en anglais pour chacune des branches. La licence est de 96 crédits étalés sur trois ans. Elle peut être suivie, pour ceux qui le souhaitent, d'un diplôme d'enseignement de 24 crédits.
«Depuis 2005, nous proposons aussi un bac+3, ajoute la directrice de l'institut, qui est un diplôme universitaire européen de préparateur et d'entraîneur physique établi par convention avec l'Université Claude Bernard-Lyon 1. » La formation est d'un an après la licence et les champs d'intervention sont les salles de gym et les terrains sportifs.
«Au niveau de la filière management du sport, les cours offerts comprennent l'économie, le marketing et la communication. Le journalisme sportif étant peu développé au Liban, nous essayons de trouver des passerelles avec les autres facultés de l'UA, notamment la faculté d'information et de communication, pour mettre en place un master en journalisme sportif. »
Aux côtés des enseignants libanais, l'institut, qui encourage la formation permanente de son corps professoral, fait appel à des intervenants étrangers. «Nous participons à des séminaires, des ateliers, en Angleterre, aux États-Unis et en France, souligne Zeina Mina. Nous organisons également des colloques pour informer ou lancer de nouvelles branches.»

Création d'un baccalauréat technique
«Autre grande nouveauté: la création d'un baccalauréat technique pour combler les lacunes du baccalauréat classique au niveau du sport », affirme la responsable. Et d'ajouter: «Nous faisons partie du comité ayant travaillé sur ce projet qui a mis trois ans à aboutir. Le décret est sorti en avril 2015 et nous avons déjà lancé le bac technique au Collège antonin. Et pour cette première année, nous avons 56 élèves. Le recrutement se fait à partir de la classe de troisième, et les cours sont à 60% pratiques et le reste est théorique.»
Par ailleurs, l'institut travaille sur une «campagne portant sur la prolifération de salles de gym sur lesquelles il n'y a aucun contrôle de la part du ministère de la Jeunesse et des Sports ou celui de la Santé et qui ne répondent pas aux normes demandées».
L'institut va aussi se doter d'un nouveau centre regroupant des unités de réhabilitation, de prévention, de récupération, de physiothérapie – équipée de matériel sophistiqué avec une présence permanente de médecins, de nutritionnistes de physiothérapeutes –, deux piscines intérieure et extérieure. Il comprendra également un centre d'entraînement et de préparation physique ouvert au public dont une salle de 200 mètres carrés consacrée à la gérontologie. L'institut et ce centre sont établis dans un nouveau bâtiment ultramoderne de trois étages ayant une superficie de 1500 mètres carrés chacun. Un vaste projet de réaménagement des infrastructures sportives accompagne ce changement. Zeina Mina conclut : « Nous œuvrons pour professionnaliser ce métier et contribuer de manière scientifique à développer le sport de haut niveau.»

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