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Terrain

Près de 100 civils parmi les 500 morts dans l’offensive du régime à Alep

Malgré le peu d’espoirs quant à des progrès diplomatiques dans le dossier syrien et tous les obstacles qui se présentent, les discussions pour arriver à une solution se multiplient. Une réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS) est ainsi prévue à Munich aujourd’hui, alors que l’opposition syrienne exige un arrêt des violences avant la reprise des pourparlers à Genève et que la Russie aurait proposé une trêve à partir du 1er mars. Mais l’offensive implacable du régime et des alliés dans la province d’Alep se poursuit, faisant des centaines de victimes et des milliers de déplacés. Abdelrahman Ismail/Reuters

Un peu moins de 100 civils, dont 23 enfants, figurent parmi les 500 personnes tuées depuis le début de l'offensive lancée par le régime syrien, avec le soutien de l'aviation russe, contre les rebelles dans la province d'Alep, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
« Au moins 143 combattants du côté du régime, 274 du côté des rebelles et jihadistes étrangers ainsi que 89 civils ont été tués du 1er février jusqu'à mardi soir. » Parmi les miliciens prorégime tués figurent 14 combattants iraniens et au moins trois du Hezbollah chiite, allié libanais indéfectible du régime du président syrien Bachar el-Assad, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.
En plus des 169 rebelles syriens tués, 105 jihadistes étrangers, dont des membres du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda), ont péri dans les combats, toujours selon le bilan compilé par l'OSDH. Hier, les combats faisaient rage dans la localité de Tamoura, au nord de la ville d'Alep, tandis que l'aviation russe menait des raids intenses sur plusieurs autres bourgs alentour. L'armée syrienne se trouve toujours à 5km de Tall Rifaat, un des trois derniers bastions rebelles du nord de la province et que le régime veut prendre pour parvenir à la frontière turque et bloquer toute entrée d'armes pour les rebelles.

Les Kurdes progressent encore
Par ailleurs, les Kurdes, soutenus par des groupes arabes rebelles, se sont emparés hier de la plus grande partie d'une importante base aérienne et de la ville voisine de Minnigh dans la province d'Alep (nord de la Syrie), contrôlées par des islamistes, a également annoncé l'OSDH. Les affrontements se poursuivaient à l'intérieur de l'aéroport, dernière base militaire encore contrôlée par les islamistes dans la province d'Alep, a déclaré M. Abdel Rahman. Les forces gouvernementales avaient perdu le contrôle de l'aéroport de Minnigh en août 2013. Cette avancée des forces kurdes survient après plusieurs jours d'âpres combats qui leur ont permis de progresser vers l'est en provenance de leur bastion d'Afrin et de s'emparer de plusieurs villages avant d'atteindre Minnigh.
C'est dans ce contexte que quatre ceintures explosives ont été découvertes par les soldats turcs dans les bagages d'un groupe de suspects interceptés mardi soir à Karkamis, dans le sud-est de la Turquie, à la frontière syrienne, a annoncé hier l'armée turque. « Dans deux sacs, entre 12 et 15 kg d'explosifs non déterminés et quatre ceintures susceptibles d'être utilisées dans des attentats-suicide ont été découverts », a indiqué l'armée dans un communiqué. Le groupe interpellé par les gendarmes turcs dans la localité de Karkamis (province de Gaziantep) est composé de 34 personnes – 4 hommes, 10 femmes et 20 enfants –, précise le texte, sans référence à une affiliation jihadiste.

Situation « horrible »
Les pressions se sont accentuées dans le même temps sur la Turquie pour qu'elle ouvre sa frontière aux quelque 30 000 personnes ayant fui les zones de combat dans le nord de la Syrie. Ces civils, pour la plupart des femmes et des enfants, vivent dans des camps saturés à proximité du poste-frontière d'Oncupinar, fermé depuis des mois. Médecins sans frontières (MSF) a averti hier que le système de santé dans cette région, déjà dévasté, était « proche de l'effondrement ». MSF s'est dit particulièrement inquiet pour les « personnes les plus vulnérables (...) qui vivent en dehors des camps et qui n'ont reçu pratiquement aucune aide. » « Toute escalade des combats va contribuer à aggraver la crise humanitaire dans la région », a mis en garde l'ONG.
Des camions venus de Turquie ont de nouveau traversé hier la frontière pour transporter de l'aide aux Syriens. Mais Ankara n'entend pas, pour le moment, ouvrir l'accès aux déplacés, affirmant accueillir déjà 2,7 millions de réfugiés syriens.
(Source: AFP)


Un peu moins de 100 civils, dont 23 enfants, figurent parmi les 500 personnes tuées depuis le début de l'offensive lancée par le régime syrien, avec le soutien de l'aviation russe, contre les rebelles dans la province d'Alep, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).« Au moins 143 combattants du côté du régime, 274 du côté des rebelles et jihadistes étrangers...

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