Selon la banque d'investissement américaine Merrill Lynch, la dette externe du Liban a enregistré des rendements à hauteur de -0,23 % en janvier, un chiffre qui constitue le 17e plus faible taux de rendement parmi 40 marchés des pays de l'Europe de l'Est, de l'Europe centrale, du Moyen-Orient et de l'Afrique (Ceemea). Ce taux est également le 28e plus bas parmi les 70 marchés émergents inclus dans l'étude de Merrill Lynch et se situe en dessous de la moyenne de ces pays, qui s'élève à 0,23 %.
En outre, la dette externe libanaise a seulement le 10e meilleur rendement parmi les 23 pays de la zone Moyen-Orient et Afrique, juste devant Bahreïn (-0,29 %), l'Égypte (-0,61 %), les Émirats arabes unis (-0,69 %) ou encore le Qatar (-1,36 %). Le Liban se positionne toutefois derrière la Jordanie (+0,11 %), le Maroc (+0,87 %), Israël (+1,08 %) et la Turquie (+1,17 %) dans un classement dominé par le Kenya (+1,98 %) et dans lequel la Zambie fait figure de mauvaise élève (-8,33 %).
Les performances du Liban au mois de janvier contrastent avec celles enregistrées sur l'ensemble de l'année 2015 et où le rendement de la dette externe du pays du Cèdre a atteint 2,91 %. Une performance qui lui a permis d'être classé 11e parmi les pays de la zone Ceemea et 21e sur les 73 pays émergents pris en compte par Merrill Lynch.
La banque d'investissement américaine précise enfin que le spread sur les eurobonds a clôturé fin janvier à 499 points de base – contre 437 à la même période en 2015 –, ce qui représente le 20e plus grand écart de la zone Ceemea et le 30e parmi les marchés émergents.


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06 h 46, le 11 février 2016