Le ministre du Travail, Sejaan Azzi, a estimé hier que rien n'entrave théoriquement la tenue de la séance électorale le 8 février prochain. « Deux candidats du 8 Mars et du 14 Mars sont en lice, et rien n'empêche les différentes parties de se rendre à l'hémicycle pour élire un président. Si la séance du 8 février ne se tient pas, cela signifiera que la décision de bloquer la présidentielle est maintenue », a-t-il souligné lors de deux interviews à la radio et à la télévision.
Il a néanmoins jugé « improbable » une tenue prochaine de la séance électorale, « à cause de projets qui dépassent la Constitution et la présidentielle ». Pour lui, « même s'il ne fait pas de doute que le général Michel Aoun est le candidat officiel du Hezbollah, l'appui officiel est différent de l'acharnement effectif en faveur de cette candidature », a-t-il souligné.
« En ce qui nous concerne, nous n'opposons de veto à aucune candidature, en principe », a ajouté le ministre Kataëb, en précisant que « la seule chose que nous exigeons de l'un et l'autre candidat est de ne se subordonner ni au 8 Mars ni au 14 Mars, c'est-à-dire de ne prêter allégeance qu'à la Constitution ».
S'agissant du général Michel Aoun, le ministre Azzi a affirmé que ce dernier « demeure engagé en faveur du document d'entente avec le Hezbollah. S'il en est autrement, qu'il le dise ». L'entente conclue à Meerab entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre est un « bon début, mais ne suffit pas encore à consacrer une alliance politique solide ».
Évoquant le dialogue en cours entre les Kataëb et le Hezbollah, Sejaan Azzi a précisé que « l'objectif en est d'aboutir à un projet national unifié qui contribue à l'édification de l'État ».
« Nous aurions pu élaborer un document d'entente sans réelle consistance, mais nous avons préféré approfondir nos échanges sur les questions fondamentales liées à l'avenir de l'État, les armes, les amendements constitutionnels, la politique étrangère et la lutte contre Israël. Et cela nécessite encore du temps. »
L'accès des réfugiés au marché du travail
S'agissant par ailleurs du Conseil des ministres réuni la veille, le ministre a refusé d'évoquer les détails de la réunion, en ce qui concerne l'approbation des nominations sécuritaires, « par respect pour l'institution militaire ». S'agissant des réserves que les ministres Kataëb avaient opposées dans un premier temps à ces nominations, M. Azzi a précisé que « nos réserves n'ont pas porté sur les noms en soi (soutenus par le général Michel Aoun), mais sur la politisation du dossier. Nous avons réussi ainsi à dénoncer la mise en scène autour de ces nominations ».
Il a salué en outre la relance de l'exécutif. « Soit nous acceptons que le gouvernement gère les affaires de l'État en l'absence d'un président de la République, soit on transforme ce gouvernement en outil de chantage et de fromagisme. » « Ce cabinet comble la vacance mais n'est pas un substitut au chef de l'État », a rappelé M. Azzi.
S'agissant enfin des réfugiés syriens au Liban, le ministre du Travail a mis en garde contre toute vélléité de « la conférence des donateurs qui doit se tenir à Londres de faciliter aux réfugiés l'accès au marché du travail au Liban ». « Ce n'est pas à Londres que des décisions pareilles sont prises, mais à Chiyah, au siège du ministère du Travail », a affirmé Sejaan Azzi.


IL LE VEUT EN PAROLES VIDES... MAIS NE LE VEUT PAS EN FAIT... LE HEZB VEUT UN PACKAGE DEAL COMPLET... COMPRENEZ-LE : DAME LA MAINMISE RÊVE DE PRISE ET D'EMPRISE... TANDIS QUE DAME LA MARQUISE QUI A MIS BAS DES NAINS ET SE DIVISE ET SE SUBDIVISE RÊVE DE REPRISE !!!
11 h 09, le 30 janvier 2016