Et un record de la saison, un, pour DeMarcus Cousins ! Le fantasque intérieur a inscrit 56 points contre Charlotte, soit trois de plus que Jimmy Butler (à Philadelphia) et Stephen Curry (à New Orleans), qui détenaient la meilleure marque jusque-là. Depuis deux matches, « Boogie » tourne donc à... 52 points de moyenne puisqu’il s’était déjà fendu de 48 unités contre Indiana deux jours plus tôt, ce qui lui avait offert le titre de joueur de la semaine dans la conférence Ouest. Ezra Shaw/AFP
L'affiche avait de quoi faire saliver : Golden State, meilleure attaque de NBA, affrontait San Antonio, meilleure défense du championnat 2015-2016.
L'un des deux cadors allait tomber de haut : la franchise d'Oakland n'a plus perdu depuis plus d'un an dans sa salle et les Spurs ont abordé ce match avec treize victoires de suite et un écart moyen de 18 points par match !
Mais « le match de saison régulière le plus important du siècle », comme l'avait baptisé la presse américaine, a vite trouvé son vainqueur.
Les Warriors n'ont en effet laissé aucune chance aux Spurs qui n'ont jamais mené au score et qui avaient perdu tout espoir de victoire avant même la fin de la 3e période (99-65).
Stephen Curry en a fait voir de toutes les couleurs à Tony Parker puis à Kawhi Leonard, chargés du marquage du MVP de la saison 2014-2015 et meilleur réalisateur 2015-2016.
Comme les Bulls de Jordan
Le meneur des Warriors a fini la rencontre avec 37 points, dont six paniers à trois points sur neuf tentés, et a écœuré les Spurs avec ses dribbles déroutants, comme celui dans le dos qui a complètement déboussolé Parker en tout début de rencontre (11-7). Le meneur des Spurs ne s'en est pas remis et a livré l'une de ses prestations les plus ternes de la saison avec 5 points, et a capitulé après seulement 18 minutes de jeu.
L'absence de Tim Duncan, touché à un genou, et une incroyable fébrilité – 25 ballons perdus, dont neuf en première période – n'ont pas aidé la franchise de San Antonio qui a vécu une soirée cauchemardesque.
S'ils restent toutefois solidement installés à la 2e place de la conférence Ouest (38 v-7 d), les Spurs ont néanmoins pris un gros coup au moral en vue des play-offs où les deux équipes pourraient se retrouver pour une explosive finale de conférence, dernière étape avant la finale NBA.
« On n'était vraiment pas loin d'eux, je suis juste content que mes dirigeants n'étaient pas dans le vestiaire après le match, s'ils avaient vu l'ambiance, ils m'auraient viré », a plaisanté l'entraîneur des Spurs Gregg Popovich en référence au limogeage de son homologue David Blatt par Cleveland.
Les Warriors, eux, peuvent être confiants : avec seulement quatre défaites en 45 matchs, ils sont en train d'écrire l'histoire et ont rejoint les Chicago Bulls de Michael Jordan et les Philadelphia Sixers qui avaient le même bilan à ce stade de la saison, respectivement en 1995-1996 et 1966-1967.
56 points pour Cousins
De son côté, Cleveland, qui a limogé vendredi à la surprise générale David Blatt, a offert à son nouvel entraîneur Tyronn Lue son premier succès 114 à 107, face à Minnesota.
Les Cavaliers ont souffert face aux Timberwolves qui les ont accrochés jusqu'au bout, mais ils ont assuré l'essentiel avec cette victoire, la 31e de la saison, alors qu'ils s'étaient lourdement inclinés à domicile vendredi, 96-83 face à Chicago, pour la prise de fonctions de Lue.
« Cette première victoire pour un entraîneur débutant est très importante, mais on ne joue pas encore au rythme que veut le coach », a insisté LeBron James (25 points et neuf passes décisives) qui s'est encore défendu d'avoir été l'instigateur du départ de Blatt.
Mauvaise soirée en revanche pour Chicago qui s'est incliné à domicile face à Miami (89-84) et a vu sa star Derrick Rose justifier sa réputation de joueur fragile en sortant sur blessure (dos).
Enfin, DeMarcus Cousins a marqué 56 points, nouveau record personnel et record de la saison, mais les Sacramento Kings se sont inclinés à domicile au terme d'un double prolongation face aux Charlotte Hornets (129-128).
(Source : AFP)

