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Moyen Orient et Monde - Syrie

Les forces prorégime progressent avant de fragiles pourparlers de paix

Plus de 90 civils tués au cours des derniers jours par des raids probablement russes sur l'est du pays.

Un membre des forces progouvernementales inspectant un immeuble après la bataille de Rabia dans la province de Lattaquié. Photo AFP/STR

L'armée syrienne et ses alliés se sont emparés d'une localité rebelle stratégique du nord-ouest de la Syrie.
En effet, le régime poursuit sur sa lancée avec la prise de la localité de Rabia. « Au cours des dernières 48 heures, les forces du régime ont encerclé la localité par le Sud, l'Ouest et le Nord, s'emparant de 20 villages alentour », a précisé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Selon lui, des responsables militaires russes ont dirigé cette bataille et les frappes russes y « ont joué un rôle essentiel ». L'agence officielle Sana a fait état de « nombreux » rebelles tués. Rabia était contrôlée depuis 2012 par des groupes rebelles, dont des Turkmènes syriens et le Front al-Nosra.

 

(Lire aussi : Le printemps arabe, du doux rêve à l'interminable cauchemar)

 

Prise stratégique
Les reprises de Rabia et de Salma, un autre bastion rebelle tombé il y a une dizaine de jours, permettent au régime de renforcer son contrôle sur la province de Lattaquié, berceau de la famille du président Bachar el-Assad.
« Dans les prochains jours, nous serons en mesure d'annoncer que Lattaquié – ville et province – sera libérée des groupes armés », a déclaré un commandant de l'armée. Rabia, la plus grosse agglomération de la zone montagneuse Jabal Turkmane, est un carrefour d'approvisionnement reliant la frontière turque aux places fortes rebelles, souligne Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie au Washington Institute. « En s'emparant de cette route, l'armée peut bloquer les infiltrations des rebelles vers le Sud et Lattaquié. Ils auront désormais du mal à s'approcher ou à lancer des missiles sur l'aéroport » de Hmeimin. Cet aéroport situé au sud de Lattaquié est utilisé par la Russie qui mène depuis le 30 septembre une intense campagne de frappes aériennes en soutien au régime.

Parallèlement, la population syrienne continue à payer un lourd tribut. Plus de 90 civils ont été tués au cours des derniers jours par des raids probablement russes sur l'est du pays, selon l'OSDH. L'OSDH rapporte que les combats qui se déroulent depuis plusieurs jours pour le contrôle de la province de Deir ez-Zor à l'est ont causé la mort de 47 civils dans le village de Khasham, dont sept enfants et une femme, tandis que 44 autres ont été tués vendredi près de la ville de Deir ez-Zor par des frappes aériennes du régime et de l'aviation russe. Ce bilan à Khasham pourrait s'alourdir, des dizaines de personnes ayant été blessées, selon l'observatoire.

 

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« Pas de terroristes à table »
Loin du terrain militaire, l'incertitude demeure sur la date du début des négociations indirectes, prévues sous l'égide de l'Onu entre le régime et l'opposition. Prévues au départ aujourd'hui à Genève, elles seront probablement retardées de quelques jours, sur fond de désaccords liés à la délégation de l'opposition.
De précédentes négociations avaient échoué en janvier-février 2014. Depuis, le conflit s'est complexifié avec la multiplication des acteurs et la montée en puissance de l'organisation jihadiste État islamique (EI) sur un territoire de plus en plus morcelé.

Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a affirmé hier la nécessité d'inclure les groupes rebelles dans les discussions. « Où pensez-vous trouver des groupes modérés après plus de cinq ans de guerre civile et d'extrême violence ? » a-t-il demandé.
« Bien sûr, nous ne voulons pas à la table de terroristes ou d'islamistes extrémistes qui voudront seulement saboter la solution politique, mais nous avons besoin de tous ceux qui représentent la société syrienne, qui exercent un pouvoir de facto (...) et sont prêts à mettre un terme aux combats dans le cadre des pourparlers », a-t-il déclaré, cité par le journal Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung.

Cette ligne n'est pas partagée par Moscou, qui a critiqué la nomination à la tête de la délégation de l'opposition de Mohammad Allouche, chef du groupe prosaoudien Jaïch el-islam, qualifié de « terroriste » par le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov.
Les discussions de Genève doivent porter sur la feuille de route établie en décembre par le Conseil de sécurité de l'Onu, qui prévoit un cessez-le-feu, un gouvernement de transition dans les 6 mois et des élections dans les 18 mois.

 

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L'armée syrienne et ses alliés se sont emparés d'une localité rebelle stratégique du nord-ouest de la Syrie.En effet, le régime poursuit sur sa lancée avec la prise de la localité de Rabia. « Au cours des dernières 48 heures, les forces du régime ont encerclé la localité par le Sud, l'Ouest et le Nord, s'emparant de 20 villages alentour », a précisé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Selon lui, des responsables militaires russes ont dirigé cette bataille et les frappes russes y « ont joué un rôle essentiel ». L'agence officielle Sana a fait état de « nombreux » rebelles tués. Rabia était contrôlée depuis 2012 par des groupes rebelles, dont des Turkmènes syriens et le Front al-Nosra.
 
(Lire aussi : Le printemps arabe, du doux rêve à...
commentaires (3)

"Avant des pourparlers de paix.... fragiles." ! Hihihihihihihi ! Comme c'est jouissif et drolatique ! Khâââï !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 37, le 25 janvier 2016

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Commentaires (3)

  • "Avant des pourparlers de paix.... fragiles." ! Hihihihihihihi ! Comme c'est jouissif et drolatique ! Khâââï !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 37, le 25 janvier 2016

  • Certains aperos sont annonciateurs de plat de résistance encore plus consistants. Sauf si on n'a pas la tête à la fête. ...

    FRIK-A-FRAK

    10 h 04, le 25 janvier 2016

  • Khâââï ! Ils en ont pour au moins encore cinq ans pour atteindre les Dix.... Nous, on en a supporté à cause d'eux : QUINZE !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 44, le 25 janvier 2016

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