Le constructeur Renault, embarrassé par une controverse sur des moteurs diesel, n'a commis aucune « tromperie », a assuré hier son PDG Carlos Ghosn avant d'appeler à de nouvelles règles sur les normes d'émission afin d'éviter toute « confusion ».
Interrogé sur RTL sur une éventuelle tricherie de la part du groupe, M. Ghosn a répondu : « Il n'y pas tromperie. » « Est-ce qu'il y a des installations, des softwares (logiciels, NDLR) trompeurs ? La réponse est non », a développé le patron de Renault.
Il réfute ainsi toute comparaison avec le constructeur allemand Volkswagen, qui a avoué avoir équipé les moteurs diesel de 11 millions de voitures dans le monde d'un logiciel permettant de déceler des tests d'homologation et de réduire leurs émissions polluants en conséquence.
« Est-ce que nous remplissons les normes ? » a ensuite lancé M. Ghosn. « Toute voiture ne peut être homologuée que si elle remplit les normes. Les voitures de Renault sont toutes homologuées, elles remplissent les normes », a-t-il déclaré.
Les tests mis en place par le gouvernement pour mesurer les émissions de gaz polluants de véhicules diesel ont bien montré que Renault dépasse les normes lorsqu'ils sont testés en conditions réelles. Mais toutes les voitures du constructeur ont passé les tests d'homologation européens et sont en règle.
« Il est évident que, quand vous utilisez la voiture d'une manière tout à fait différente par rapport à celle selon laquelle les normes sont définies, vous avez des émissions différentes, et souvent supérieures », a reconnu M. Ghosn, en soulignant que « tous les constructeurs ont des émissions supérieures ». « La question est de dire supérieures de 5 fois, de 7 fois, 10 fois, 15 fois, 20 fois ? » a poursuivi le représentant de Renault.
« Qu'est-ce qui est acceptable, qu'est-ce qui n'est pas acceptable ? Là il n'y a pas de règle. J'appelle de mes vœux à ce que l'on mette quelques règles de façon à ce qu'il n'y ait pas de confusion dans l'esprit des consommateurs », a-t-il conclu.
Mercredi, la ministre française de l'Écologie, Ségolène Royal, avait assuré que « d'autres marques » automobiles, outre Renault, dépassaient les seuils de pollution en France. Elle s'était refusée à ce stade d'identifier les contrevenants.
(Source : AFP)
Économie - Automobile
Pour Carlos Ghosn, Renault n’a commis aucune « tromperie »
OLJ / le 23 janvier 2016 à 00h00

