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Économie - Institution

Lagarde prête à rempiler une seconde fois à la tête du FMI

Pouvant compter sur de nombreux soutiens, les États-Unis en tête, l'actuelle présidente de l'institution financière a officialisé sa candidature.

« Je suis prête à servir », avait déjà dit en octobre Christine Lagarde. Fabrice Coffrini/AFP

La Française Christine lagarde, forte des soutiens de poids reçus ces derniers jours, a formellement lancé hier sa candidature à un deuxième mandat à la tête du FMI, en espérant ne pas être inquiétée par l'affaire de l'arbitrage Tapie.
« Oui, je suis candidate pour un deuxième mandat », a déclaré sur France 2 Mme Lagarde, en direct de Davos, où elle participe au Forum économique mondial. Elle avait pris les rênes de l'institution financière en 2011 dans le fracas du scandale Dominique Strauss-Kahn. « J'ai eu l'honneur de recevoir des soutiens dès l'ouverture de la procédure », a-t-elle affirmé, au lendemain de l'ouverture du dépôt de candidatures pour sa succession, mentionnant tout particulièrement la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Chine.
À six mois de la fin de son premier mandat, elle a rappelé que les États-Unis, principal actionnaire du FMI et dont le soutien est indispensable, avaient l'habitude de communiquer leur position à la fin du processus. Elle a toutefois cité de récentes déclarations favorables au sein de l'administration du président Barack Obama. « Les propos du vice-président (Joe Biden) des États-Unis l'autre jour dans son intervention publique étaient extrêmement élogieux et presque embarrassants et le secrétaire d'État au Trésor (Jack Lew) a dit espérer continuer à travailler avec moi », a-t-elle souligné. « Je pense qu'il est difficile pour les États-Unis de faire beaucoup plus à ce stade », a expliqué Mme Lagarde, qui vient de fêter ses 60 ans.
Elle s'était déjà à plusieurs reprises dans le passé dit « ouverte » à l'idée d'un nouveau mandat. « Je suis prête à servir », avait-elle dit en octobre à Lima lors de l'assemblée générale du FMI.

« Dans l'intérêt de mon pays »
Le ministre des Finances, Michel Sapin, a souligné que la France « a proposé » la candidature de Mme Lagarde. « Je pense que c'est une bonne chose. Elle a d'ailleurs un appui considérable de beaucoup d'autres nations », a-t-il déclaré lors d'un déplacement dans le Loiret. Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a qualifié Mme Lagarde d'« excellente directrice du FMI ». « Si elle continuait à l'être nous serions très heureux de continuer de coopérer avec elle », a-t-il affirmé.
La candidature de l'ancienne ministre de l'Économie française pourrait toutefois être gênée par son renvoi en décembre devant la justice française pour sa « négligence » supposée dans l'affaire de l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie concernant la vente d'Adidas par le Crédit Lyonnais. Interrogée sur cette affaire, elle a réitéré avoir « agi dans l'intérêt de l'État, conformément à la loi ». « J'ai ma conscience pour moi dans cette affaire », a-t-elle affirmé, rappelant que ses avocats avaient « formé un pourvoi contre cette décision ».
Malgré cette affaire, la dirigeante a toutefois reçu en décembre le soutien du conseil d'administration du FMI qui s'est dit « confiant » dans ses capacités à assurer ses fonctions en dépit de ces tracas judiciaires. La décision finale sur sa candidature sera prise d'ici au début mars sur la base du consensus par le conseil d'administration du FMI.
Dans l'optique d'un nouveau mandat, Mme Lagarde pourra se prévaloir d'un bilan plutôt flatteur au FMI. Sous son mandat, le Fonds n'aura toutefois pas su empêcher le plus grand défaut de paiement de son histoire avec la Grèce et a été accusé d'instrumentalisation politique en apportant son soutien à l'Ukraine.
(Source : AFP)

La Française Christine lagarde, forte des soutiens de poids reçus ces derniers jours, a formellement lancé hier sa candidature à un deuxième mandat à la tête du FMI, en espérant ne pas être inquiétée par l'affaire de l'arbitrage Tapie.« Oui, je suis candidate pour un deuxième mandat », a déclaré sur France 2 Mme Lagarde, en direct de Davos, où elle participe au Forum économique mondial. Elle avait pris les rênes de l'institution financière en 2011 dans le fracas du scandale Dominique Strauss-Kahn. « J'ai eu l'honneur de recevoir des soutiens dès l'ouverture de la procédure », a-t-elle affirmé, au lendemain de l'ouverture du dépôt de candidatures pour sa succession, mentionnant tout particulièrement la France, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la Chine.À six mois de la fin de son premier mandat, elle a...
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