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Yémen: les loyalistes accusent les rebelles d'avoir enlevé deux journalistes

AFP
22/01/2016

Une milice progouvernementale au Yémen a accusé vendredi les rebelles rebelles chiites d'avoir enlevé deux journalistes de la chaîne Al-Jazeera et leur chauffeur qui se trouvaient à Taëz, dans le sud-ouest de ce pays en guerre.

Le correspondant de la chaîne Al-Jazeera, Hamdi al-Bokari, son collègue Abdelaziz al-Sabri et leur chauffeur Mounir al-Soubaie sont portés disparus depuis lundi.
La chaîne du Qatar avait précisé jeudi que son correspondant à Taëz, troisième ville du Yémen, avait été "kidnappé par des inconnus" alors qu'il couvrait les combats entre forces loyalistes et rebelles.

La ville de Taëz, chef-lieu d'une province éponyme contrôlée par des forces progouvernementales, est encerclée depuis des mois par des Houthis, maîtres depuis plus d'un an de la capitale Sanaa et de larges pans du territoire yéménite.

La milice loyaliste de la "Résistance populaire" soutient dans un communiqué que les trois hommes ont été enlevés par les rebelles chiites et leurs alliés, des militaires restés fidèles à l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh.
Selon le communiqué, leur voiture aurait été retrouvée abandonnée près de la place Hurriya, une zone du centre de Taëz sous contrôle loyaliste.

A l'été 2014, les rebelles chiites sont partis de leur fief Saada (nord) et se sont progressivement emparés de nombreuses régions, dont la capitale Sanaa.
Pour contrer leur avancée et voler au secours du président Abd Rabbo Mansour Hadi, l'Arabie saoudite voisine a pris la tête fin mars d'une coalition militaire qui mène des frappes contre les zones rebelles et fournit également un appui au sol aux forces loyalistes.
Avec le soutien de cette coalition, les forces gouvernementales tentent depuis de longues semaines de libérer Taëz, ville clé pour reconquérir la capitale.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), basé à New York, a appelé vendredi à la libération immédiate des trois hommes.
"La sécurité s'est rapidement détériorée au Yémen l'an passé, faisant de ce pays l'une des zones les plus dangereuses au monde pour les journalistes", a déclaré le coordinateur Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein du CPJ, Cherif Mansour.
"Nous appelons toutes les parties à ne plus viser les journalistes et à libérer immédiatement tous les membres de médias qu'ils retiennent", a-t-il ajouté.
Selon un récent rapport de Reporters sans frontières (RSF), au moins cinq journalistes ont été tués au Yémen l'an dernier.

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