Mohammad Safadi, député de Tripoli, dans un communiqué : « La rencontre de Meerab est un pas important vers l'unification de la position chrétienne des questions nationales. Cela s'inscrit dans l'intérêt de l'unité et dans la garantie de la stabilité du Liban. Le rapprochement entre les leaders politiques maronites est positif. Nous souhaitons qu'il englobe tout le monde, dans la mesure où l'unité des positions ouvre la porte à la résurrection des institutions constitutionnelles, la présidence de la République en tête. Cela, en soi, constitue une protection pour le Liban, la formule du vivre-ensemble et le pacte national. »
Ghassan Moukheiber, député du Metn (bloc du Changement) à la Voix du Liban, 93.3 : « Nous sommes désormais à deux doigts de l'élection de Michel Aoun à la présidence de la République. Les blocs parlementaires doivent saisir la dernière démarche des Forces libanaises. Les positions des blocs face à la candidature de M. Aoun sont encore peu claires. Le député Frangié avait souligné à plusieurs reprises qu'il appuyait l'arrivée de M. Aoun à la présidence. La période actuelle est celle des concertations avec toutes les parties pour confirmer les principes qui guideront l'action du général Aoun dans la période à venir. L'appui du Hezbollah à M. Aoun embarrasse certains. »
Amine Wehbé, député de la Békaa-Ouest (bloc du Futur), à la radio al-Fajr : « Sleiman Frangié n'a pas retiré sa candidature et le courant du Futur continue de le soutenir. Le mot de la fin concernant la présidentielle appartient à la Chambre. Le Futur ne s'est pas opposé à la candidature de Michel Aoun. Saad Hariri continue d'étudier avec le directoire du Futur en profondeur les étapes à venir. Il est dangereux pour les chrétiens de donner l'impression que c'est eux qui nomment le président, parce qu'il s'agit d'une échéance nationale et pas d'élections syndicales maronites ou d'un haut conseil maronite. L'alliance Futur-Forces libanaises est une constante même à l'ombre des divergences. Les dix points entre les FL et le CPL sont excellents, mais ce qui est requis, ce sont davantage de réponses de M. Aoun et du Hezbollah, de manière plus claire. »
Ammar Houri, député de Beyrouth (bloc du Futur) à la Voix du Liban, 93.3 : « Le bloc du Futur respecte les directives de Saad Hariri au niveau du dossier de la présidentielle. Nous sommes réconfortés par la réconciliation de Meerab entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre. J'appelle tous les députés à se rendre à la Chambre pour élire un président de la République. Il n'y a rien qui empêche le général Michel Aoun et le député Sleiman Frangié de se rendre dans l'hémicycle en tant que candidats rivaux, afin que les urnes tranchent. »
Jamal Jarrah, député de la Békaa-Ouest (bloc du Futur), à la Future TV : « Le communiqué de notre bloc hier était clair concernant l'accueil positif réservé à la réconciliation interchrétienne de Meerab, qui a mis fin à une étape noire de la relation entre les deux parties chrétiennes les plus importantes du Liban. La question de la présidentielle est encore sujette à concertations avec les alliés et le reste des forces politiques. Les positions des parties s'éclairciront dans les prochains jours. C'est sur base de ces dernières que Saad Hariri sera prêt à prendre lui-même position. Le bloc se tient derrière lui (...). Je m'attendais à ce que le Hezbollah fasse paraître un communiqué directement après la rencontre de Meerab. M. Aoun est l'allié de ce parti et c'est le Hezbollah qui bloquait la présidentielle depuis plus d'un an et demi en raison de son soutien au chef du CPL en tant que candidat unique. Malheureusement, nous n'avons rien entendu de sa part et cela nous donne à penser que le Hezbollah ne veut pas de présidentielle. Cela dénote d'un embarras : le Hezbollah devrait réagir promptement, en principe, puisque cette réconciliation historique lui réalise son projet. L'absence de toute déclaration prouve que (...) le moment n'est toujours pas venu d'élire un président au Liban et que l'Iran utilise cette carte dans le cadre de négociations régionales. »
Ahmad Fatfat, député de Denniyé (bloc du Futur), à la LBCI : « Tant que Sleiman Frangié est candidat, Saad Hariri ne changera certainement pas de position et le soutiendra jusqu'au bout. C'est ce que nous avons dit à M. Frangié et à tous les leaders. Nous sommes pour toute réconciliation au Liban. Mais l'arrivée de Michel Aoun à la présidence de la République donne l'impression que la politique libanaise prend un tournant manifeste en direction de l'Iran, surtout après les dernières prises de position de Gebran Bassil (au Caire). M. Frangié n'a jamais pris de position hostile à l'encontre des pays arabes. Il est ami avec Bachar el-Assad, mais n'a jamais pratiqué de politique arbitraire lorsqu'il était au pouvoir, contrairement aux ministres du général Aoun. M. Bassil a pris position contre l'Arabie saoudite et l'unanimité arabe. Même l'Irak ne l'a pas fait. (...) Chacun fait ses choix politiques, mais nous ne sommes absolument pas en position d'antagonisme et de rupture avec les FL. »
Farès Souhaid, coordinateur général du 14 Mars, à Radio Orient : « Le grand gagnant aujourd'hui est le Hezbollah, parce que la concurrence est désormais entre son premier choix, Michel Aoun, et son second choix, Sleiman Frangié. »
Ghassan Moukheiber, député du Metn (bloc du Changement) à la Voix du Liban, 93.3 : « Nous sommes désormais à deux doigts de l'élection de Michel Aoun à la présidence de la République....


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve