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Économie - Arabie Saoudite

Comment Salmane a rompu avec l’assistanat et tente de diversifier son économie

Le roi d’Arabie saoudite Selmane ben Abdel Aziz. Archives AFP

Confronté à l'effondrement des cours du brut depuis son accession au trône saoudien, le roi Salmane a pris des mesures fortes en réduisant drastiquement les généreuses subventions de l'État. Plus grand exportateur mondial de brut, le royaume a perdu la moitié de ses revenus depuis le début du déclin des prix pétroliers à la mi-2014.
La hausse incontrôlée des dépenses courantes, notamment pour les salaires, le coût de la guerre au Yémen et les milliards de dollars d'aides à des pays arabes ont aussi pesé sur le budget. Riyad a ainsi enregistré un déficit budgétaire record de 98 milliards de dollars en 2015 et l'a prévu à 87 milliards de dollars cette année.
Bien qu'il se soit constitué des réserves en devises de plus de 700 milliards de dollars, le chef de file de l'Opep a procédé à une augmentation allant jusqu'à 80 % des prix de l'essence, du diesel, du gaz naturel, de l'électricité et de l'eau. « Nous sommes sur le point d'en finir avec l'État-providence », note Turky Fadaq, du cabinet de consultants saoudien al-Bilad Capital, résumant l'impact de ces mesures d'austérité sur la population.

Restructurer l'économie
Selon la firme saoudienne Jadwa Investment, Riyad devrait économiser 7 milliards de dollars par an avec la réduction des subventions sur le carburant, dont le coût annuel s'élèverait à quelque 61 milliards par an.
Pour Ihsan Bu-Halaiga, du cabinet de consultants Joatha, ces mesures font partie d'un plan quinquennal, destiné à libéraliser les prix du carburant pour augmenter les revenus non pétroliers. Le royaume envisagerait aussi l'imposition de taxes et des mesures de privatisation, avec notamment la possible entrée en Bourse du géant pétrolier Aramco.
Selon M. Bu-Halaiga, ces mesures économiques sont destinées à doubler le volume des revenus non pétroliers à 100 milliards de dollars sur les cinq prochaines années. Ces revenus ont déjà progressé de 29 % à 44 milliards de dollars dans le budget de 2015, alors que la part des recettes pétrolières dans les revenus de l'État a baissé à 73 %, contre une moyenne de 90 % durant la dernière décennie.
« L'objectif final de ces mesures est de restructurer l'économie saoudienne de manière à réduire sa dépendance totale vis-à-vis du pétrole », estime M. Fadaq.
« La politique populiste des dernières décennies a rendu les réformes économiques difficiles. Maintenant, nous devons nous serrer la ceinture, réduire les dépenses, comprimer les effectifs des fonctionnaires et adopter les privatisations », affirme M. Bu-Halaiga. « L'important, c'est la volonté de passer d'un système d'assistance sociale à une économie productive », ajoute-t-il.
(Source : AFP)

Confronté à l'effondrement des cours du brut depuis son accession au trône saoudien, le roi Salmane a pris des mesures fortes en réduisant drastiquement les généreuses subventions de l'État. Plus grand exportateur mondial de brut, le royaume a perdu la moitié de ses revenus depuis le début du déclin des prix pétroliers à la mi-2014.La hausse incontrôlée des dépenses courantes, notamment pour les salaires, le coût de la guerre au Yémen et les milliards de dollars d'aides à des pays arabes ont aussi pesé sur le budget. Riyad a ainsi enregistré un déficit budgétaire record de 98 milliards de dollars en 2015 et l'a prévu à 87 milliards de dollars cette année.Bien qu'il se soit constitué des réserves en devises de plus de 700 milliards de dollars, le chef de file de l'Opep a procédé à une augmentation allant...
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