La sous-commission parlementaire des Travaux publics, des Transports, de l'Énergie et de l'Eau s'est prononcée hier en faveur du remplacement de la centrale électrique de Jiyeh.
« Face au coût important des travaux nécessaires pour réhabiliter la centrale de Jiyeh – estimé à un million de dollars par mégawatt (MW) –, la commission a jugé qu'il était plus avantageux de financer son remplacement par une nouvelle centrale », a déclaré à L'Orient-Le Jour le président de la sous-commission, le député Mohammad Hajjar (Futur). « Au-delà de l'aspect financier, la sous-commission a également tenu compte de la vétusté des installations actuelles qui présentent un danger pour l'environnement aussi bien que pour la santé des populations voisines », a-t-il ajouté. M. Hajjar a enfin affirmé que la question du financement de cette opération, « qui est estimée à 400 millions de dollars environ », sera abordée lors de la prochaine réunion de la sous-commission, « prévue dans deux semaines. »
Mise en service en 1970 et d'une capacité totale de 346 MW, la centrale de Jiyeh fait partie avec Zouk des dernières centrales thermiques au Liban qui fonctionnent au fuel lourd. Leur réhabilitation, prévue par le plan Bassil pour l'électricité, avait conduit le gouvernement à solliciter en 2013 un prêt de 85 millions de dollars au Fonds koweïtien pour le développement économique arabe (FKDE) qui a finalement été voté lors de la séance parlementaire du 13 novembre 2015. « Seuls les fonds alloués à la réhabilitation de Zouk seront effectivement débloqués », a déclaré M. Hajjar à ce propos.
La nouvelle centrale devrait quant à elle fonctionner au gaz naturel mais il faudra toutefois attendre « deux à trois ans » avant le montage du projet et le lancement éventuel du chantier...
P.H.B.

