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Liban

« La part du Liban en termes d’aide sera conséquente », promet l’Onu

Le haut-commissaire Filippo Grandi appelle la communauté internationale à résoudre cette crise de manière durable.

Le haut-commissaire de l'Onu pour les réfugiés Filippo Grandi actuellement en visite officielle au Liban, dans le cadre d'une tournée régionale, s'est réuni tour à tour hier avec le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil et le ministre des Affaires sociales Rachid Derbas. Les deux hommes l'ont informé de la situation qui prévaut sur le terrain à l'aune de l'afflux sans précédent des réfugiés syriens au Liban, notamment dans la Békaa et au Hermel.
Gebran Bassil a attiré l'attention de M. Grandi sur la nécessité de veiller à la bonne gestion de la distribution d'aides, car celles-ci ne sont pas toujours destinées aux nouveaux arrivants et tombent souvent entre les mains des paysans syriens qui travaillent depuis des années dans cette région. « Le fait est que, avec ces aides, les ouvriers commencent à poser des conditions à leurs employeurs et cela est de nature à affecter le rendement dans les champs », a-t-il dit. Et d'ajouter que c'est tout le secteur agricole dans la Békaa qui en est affecté. « C'est pour cela qu'il faut traiter cette question de manière sage et responsable pour empêcher la situation économique et sécuritaire de se détériorer dans cette région », a insisté M. Bassil.
Filippo Grandi a quant à lui affirmé que sa mission est « d'évaluer la situation des réfugiés syriens dans la région, car cette crise est la plus importante à ce jour (...). Elle a dépassé le cadre régional et s'est étendue jusqu'en Europe. C'est d'ailleurs ce qui a permis au monde d'ouvrir les yeux sur cette crise ». Il a ajouté que les discussions avec le ministre des AE ont porté sur la tenue prochaine à Londres de la conférence des pays donateurs qui vont apporter un soutien sans précédent aux pays d'accueil (...) tant sur le plan de la nature que du volume des dons (...). « Nous voulons que la communauté internationale aborde cette problématique sur le long terme, notamment en termes de santé, d'éducation et de travail. Sur ce point précis, nous avons abordé avec M. Bassil le plan mis en place par son ministère pour encourager les réfugiés à travailler dans certains secteurs (...), a-t-il dit.
Interrogé sur le point de savoir quelle sera la nature de l'aide prodiguée au Liban lors de la conférence de Londres, M. Grandi a dit s'attendre à ce que « la part du Liban soit importante ».

Chez Derbas et Machnouk
Au ministère des Affaires sociales, M. Grandi s'est entretenu avec Rachid Derbas de la situation qui prévaut en Syrie. Le ministre lui a indiqué qu'il devenait urgent de trouver un moyen d'imposer un cessez-le-feu en Syrie pour encourager les réfugiés à prendre le chemin du retour. Les deux hommes ont également planché sur la manière dont il serait possible, dans le cadre de la loi libanaise, de permettre aux réfugiés de travailler afin de gagner leur vie dignement sans toutefois que cela porte préjudice à la main-d'œuvre libanaise. M. Derbas a rappelé dans ce contexte que le Liban et la Jordanie sont les deux pays qui accueillent le plus grand nombre de réfugiés, ils doivent donc être soutenus de manière conséquente.
Avec le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk, la délégation du Haut-Commissariat de l'Onu a loué l'investissement du ministère dans le dossier des réfugiés syriens, et les discussions ont porté sur la tenue à Londres de la conférence des pays donateurs et du soutien qu'ils comptent apporter aux pays qui accueillent les réfugiés. Dans ce contexte, M. Machnouk a demandé que « le plus grand soutien soit apporté aux associations de la société civile, qui supportent le plus grand lot en termes d'aide aux réfugiés en comparaison avec les autres pays de la région ».

Le haut-commissaire de l'Onu pour les réfugiés Filippo Grandi actuellement en visite officielle au Liban, dans le cadre d'une tournée régionale, s'est réuni tour à tour hier avec le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil et le ministre des Affaires sociales Rachid Derbas. Les deux hommes l'ont informé de la situation qui prévaut sur le terrain à l'aune de l'afflux sans précédent des réfugiés syriens au Liban, notamment dans la Békaa et au Hermel.Gebran Bassil a attiré l'attention de M. Grandi sur la nécessité de veiller à la bonne gestion de la distribution d'aides, car celles-ci ne sont pas toujours destinées aux nouveaux arrivants et tombent souvent entre les mains des paysans syriens qui travaillent depuis des années dans cette région. « Le fait est que, avec ces aides, les ouvriers commencent à poser...
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Le haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés est plein de bonnes intentions. Mais les meilleures intentions et actions en faveur des réfugiés et auxquelles son haut-commissariat pourrait et devrait procéder consistent à entreprendre le rapatriment de ces réfugiés dans les zones calmes adéquates en Syrie.

Halim Abou Chacra

06 h 38, le 21 janvier 2016

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Commentaires (1)

  • Le haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés est plein de bonnes intentions. Mais les meilleures intentions et actions en faveur des réfugiés et auxquelles son haut-commissariat pourrait et devrait procéder consistent à entreprendre le rapatriment de ces réfugiés dans les zones calmes adéquates en Syrie.

    Halim Abou Chacra

    06 h 38, le 21 janvier 2016

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