Le président iranien Hassan Rohani recevant le Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, hier à Téhéran. AFP PHOTO / HO / IRANIAN PRESIDENCY
L'Arabie saoudite a accusé hier la République islamique d'Iran d'avoir causé « discorde, troubles et chaos » au Moyen-Orient, alors que la communauté internationale tente d'apaiser les tensions entre ces deux puissances régionales.
« Depuis la révolution iranienne, l'Iran a établi un record en propageant la discorde, les troubles et le chaos dans la région », a ainsi indiqué un responsable du ministère des Affaires étrangères, cité par l'agence officielle SPA. « Pendant cette même période, le royaume a maintenu une politique de retenue, même s'il souffrait – comme les pays voisins – des conséquences de la politique agressive continue de l'Iran », a-t-il poursuivi. Le responsable a déclaré que la politique de Téhéran était d'abord basée sur l'idée d'exporter la révolution iranienne. « L'Iran recrute des milices en Irak, au Liban et au Yémen », a-t-il dit, accusant Téhéran de soutenir le « terrorisme » et mener des assassinats.
Grandes rivales régionales, l'Arabie saoudite et la République islamique d'Iran s'affrontent par conflits interposés en Syrie, en Irak et au Yémen. Leur animosité a dégénéré début janvier : Riyad a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran à la suite d'une attaque contre son ambassade par des Iraniens en colère après l'exécution en Arabie saoudite d'un dignitaire chiite saoudien très critique du régime.
Médiation de Sharif
Le président iranien Hassan Rohani avait auparavant déclaré que son pays ne voulait pas de « tensions » dans le monde musulman, en recevant le Premier ministre pakistanais, Nawaz Sharif, qui mène une médiation entre les deux pays, a indiqué hier l'agence officielle iranienne Irna. « Nous souhaitons développer nos relations et sommes contre toute tension, à condition qu'on respecte les droits des musulmans et les peuples de la région et que l'on respecte les règles diplomatiques et de politesse », a déclaré M. Rohani. M. Sharif était arrivé dans la journée à Téhéran après une étape en Arabie saoudite où il avait exprimé lundi sa « vive inquiétude », lors d'entretiens avec le roi d'Arabie Salmane ben Abdel Aziz, sur la grave crise opposant Téhéran à Riyad. M. Sharif, qui mène une médiation pour apaiser les tensions entre les deux pays, a aussi « appelé à résoudre les différends par les moyens pacifiques et cela dans l'intérêt de la "oumma" (nation islamique) », selon un communiqué pakistanais.
(Source : AFP)

