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Économie - Cisjordanie

HRW dénonce les entreprises actives dans les colonies

Les entreprises implantées dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée qui apportent leur contribution à un « système fondamentalement illégal » et à une « violation » des droits des Palestiniens doivent cesser leurs activités, a affirmé hier Human Rights Watch (HRW).
Dans un rapport, l'ONG américaine critique les entreprises, y compris étrangères, liées aux colonies notamment dans les secteurs du ciment et de l'immobilier. « L'économie liée à la colonisation contribue à la politique du gouvernement israélien qui dépossède et discrimine durement les Palestiniens tout en profitant du vol des terres palestiniennes et d'autres ressources », affirme Arvind Ganesan, un responsable de HRW. « La seule façon pour le monde des affaires de respecter ses responsabilités en matière de droits de l'homme est de cesser de travailler avec et dans les colonies », ajoute-t-il.
Dans un communiqué, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a qualifié ce rapport de « partial », tout en précisant qu'il n'avait pas encore été étudié... « Au moment où Israël et la communauté internationale prennent des mesures pratiques pour stimuler l'économie palestinienne, (ce) rapport partial et politisé (...) met en danger le gagne-pain de milliers de Palestiniens tout en décourageant des rares exemples de coexistence, de coordination et de coopération entre Israéliens et Palestiniens », a-t-il affirmé.

Deux entreprises épinglées
Israël occupe la Cisjordanie depuis la guerre de 1967. Bien que les colonies soient considérées comme illégales par la communauté internationale et comme un obstacle majeur à la paix, plus d'un demi-million d'Israéliens vivent actuellement dans cette région, ainsi qu'à Jérusalem-Est annexée.
Les accords sur l'autonomie palestinienne ont été conclus en 1993 à Oslo et ont conduit à la création de trois zones en Cisjordanie : la zone dite « C », qui s'étend sur 60 % de la région, entièrement sous contrôle israélien et les zones « A » et « B », où l'Autorité palestinienne exerce des pouvoirs limités. Ces accords étaient censés mener à une solution permanente dans les cinq ans. Mais le processus est enlisé et une nouvelle vague de violences secoue la Cisjordanie, Jérusalem et Israël.
HRW estime que les firmes étrangères actives en zone « C » aident les colonies, alors qu'Israël « interdit aux Palestiniens d'y construire ou d'exploiter des ressources naturelles », et cite en exemple le groupe allemand Heidelberg Cement et la firme immobilière américaine Remax.
Heidelberg Cement a répondu que ses opérations dans la carrière de Nahal Raba « ne violent pas les droits de l'homme et les moyens d'existence du peuple palestinien » tout en leur donnant un emploi bien payé, selon HRW. Remax, qui avait argué que ses agences locales fonctionnaient de manière indépendante, n'a répondu ni à HRW ni à l'AFP. Le groupe américain a toutefois reconnu qu'il « comprend le caractère sérieux de la controverse autour des opérations immobilières en Cisjordanie et œuvre pour trouver une solution acceptable par toutes les parties ».

(Source : AFP)

Les entreprises implantées dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée qui apportent leur contribution à un « système fondamentalement illégal » et à une « violation » des droits des Palestiniens doivent cesser leurs activités, a affirmé hier Human Rights Watch (HRW).Dans un rapport, l'ONG américaine critique les entreprises, y compris étrangères, liées aux colonies notamment dans les secteurs du ciment et de l'immobilier. « L'économie liée à la colonisation contribue à la politique du gouvernement israélien qui dépossède et discrimine durement les Palestiniens tout en profitant du vol des terres palestiniennes et d'autres ressources », affirme Arvind Ganesan, un responsable de HRW. « La seule façon pour le monde des affaires de respecter ses responsabilités en matière de droits de l'homme...
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