Michel Sleiman à Riyad : Attachez-vous jalousement à l’accord de Taëf.
C'est par une citation de Charles de Gaulle que l'ancien président Michel Sleiman s'est adressé hier aux convives présents à la réception en son honneur offerte par l'ambassade du Liban en Arabie saoudite.
« Une Constitution, c'est un esprit, des institutions, une pratique », a affirmé M. Sleiman devant les membres de la colonie libanaise à Riyad, citant une conférence de presse de la grande figure française du 31 janvier 1964. Et le président Sleiman d'insister sur « la nécessité de renforcer, de protéger et de s'engager jalousement à l'application de l'accord de Taëf (1989) qui a mis fin à la guerre civile ».
« Le Liban jouit d'une immunité suffisante, grâce à son armée, à la cohésion de son peuple et à son attachement à son pacte social, a ajouté M. Sleiman. Cette force l'a mis à l'abri des secousses. En échange, le besoin d'élire un nouveau président qui réponde aux aspirations des Libanais est des plus pressants ; un président qui saura nouer les meilleurs rapports avec les États voisins et dynamiser la présence et le rôle du Liban avec l'Occident, au service de l'intérêt supérieur du pays ».
À cet égard, l'ancien chef de l'État a fait l'éloge d'une diaspora libanaise qu'il a décrite comme « un or blanc qui dépasse en importance l'or noir » et qu'il faut donc « préserver et ne pas embarrasser dans les pays où ses membres travaillent ».
Par ailleurs, M. Sleiman a mis en évidence « la gravité de toute atteinte au secteur bancaire » libanais, qui, avec l'armée, « est la colonne vertébrale du Liban, surtout en l'absence d'un président ».


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15 h 21, le 14 janvier 2016