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Économie - Hydrocarbures

Les cours du pétrole à leur plus bas depuis 12 ans

Les cours du pétrole sont brièvement tombés hier sous le seuil de 30 dollars le baril. Cette dégringolade provoque des remous au sein de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), tout en poussant les majors du secteur à supprimer des emplois.

Le ministre du Pétrole nigérian, Emmanuel Ibe Kachikwu, s’était prononcé pour la tenue d’une réunion extraordinaire de l’Opep « début mars ». Une proposition rejetée par le Émirats arabes unis. Marwan Naamani/AFP

Comme la veille, les cours du pétrole ont reculé hier à leur plus bas niveau depuis environ 12 ans, tombant même brièvement sous 30 dollars le baril à New York, face au pessimisme persistant sur la surabondance générale.
Le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en février a perdu 97 cents à 30,44 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit son plus bas niveau de clôture depuis plus de 12 ans. Ces chiffres ont été annoncés avec un retard de trois quarts d'heure par le Nymex en raison d'un problème technique. Peu avant la clôture, il a même plongé sous le seuil des 30 dollars, tombant jusqu'à 29,93 dollars, ce qui constitue là aussi une première depuis décembre 2003.
À Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance a reculé de 69 cents à 30,86 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), soit son plus bas niveau depuis avril 2004. Les cours, en baisse de plus de 30 % en 2015 puis de près de 20 % supplémentaires depuis le début de l'année, ont tenté un rebond en début de séance à New York, mais ils ont vite replongé des deux côtés de l'Atlantique.
« Le marché reste sous pression à cause des implications du retour imminent de l'Iran » avec la levée imminente de sanctions contre Téhéran « et du fait que l'on n'attend aucune mesure de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) », a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.
Dominée par l'Arabie saoudite, suivie par les autres monarchies du Golfe, l'Opep avait donné fin 2015 un coup au marché en s'abstenant de se fixer des objectifs chiffrés de production. Signe que cette stratégie provoque des tensions au sein même du cartel, le ministre nigérian des Ressources pétrolières, qui assurait la présidence de l'Opep jusqu'au 31 décembre, s'est prononcé pour la tenue d'une réunion extraordinaire début mars. « Mais, immédiatement après, un ministre des Émirats arabes unis (EAU) a rejeté l'idée », a expliqué M. Lipow.

La Chine inquiète toujours
Le ministre de l'Énergie, Suhail al-Mazrouei, a dit s'attendre à une reprise du marché pétrolier avant la fin de l'année, en dépit de la dégringolade actuelle des prix. « L'appel nigérian à une réunion anticipée de l'Opep serait quelque chose de constructif si cela aboutissait vraiment à un sommet et à un changement de politique, mais rien ne dit que l'Arabie saoudite et ses plus proches alliés, comme les EAU, acceptent même d'en discuter », a renchéri Tim Evans, de Citi.
Dans ce contexte, le marché n'a guère trouvé de soutien dans des actualités plus favorables, comme l'annonce par le département américain de l'Énergie (DoE) que la production de pétrole de schiste aux États-Unis devrait décliner en février pour le septième mois de suite.
Parallèlement, dans un rapport mensuel séparé, le DoE a estimé que la production de pétrole baisserait de quelque 700 000 barils par jour (bj) l'an prochain aux États-Unis, soit plus que dans sa précédente estimation, mais le marché n'a guère salué cette annonce. « Pour que le marché se stabilise, il faut que la production continue à baisser aux États-Unis et que les investissements continuent à diminuer », comme le montre l'annonce hier par le groupe britannique BP de 4 000 suppressions de postes, mais aussi « que la demande mondiale augmente », a prévenu M. Lipow. « Or le marché s'inquiète désormais d'un ralentissement en Chine ».
Première importatrice mondiale de pétrole, la Chine suscite depuis le début de l'année l'inquiétude des marchés mondiaux, dans un contexte d'indicateurs décevants de chute de la Bourse et de méfiance sur la capacité des autorités à gérer la situation.
Dans le même ordre d'idée, « l'Inde, un pilier des marchés émergents, a publié une statistique préoccupante, avec une chute sur un an de sa production industrielle en novembre, soit la première depuis octobre 2014 », a remarqué Matt Smith, de ClipperData.
(Source : AFP)

Comme la veille, les cours du pétrole ont reculé hier à leur plus bas niveau depuis environ 12 ans, tombant même brièvement sous 30 dollars le baril à New York, face au pessimisme persistant sur la surabondance générale.Le cours du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en février a perdu 97 cents à 30,44 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit son plus bas niveau de clôture depuis plus de 12 ans. Ces chiffres ont été annoncés avec un retard de trois quarts d'heure par le Nymex en raison d'un problème technique. Peu avant la clôture, il a même plongé sous le seuil des 30 dollars, tombant jusqu'à 29,93 dollars, ce qui constitue là aussi une première depuis décembre 2003.À Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison à même échéance a reculé de 69 cents...
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