La crise avec l'Iran "ne devrait avoir aucun effet" sur les efforts de paix en Syrie et au Yémen, a affirmé lundi l'ambassadeur saoudien à l'Onu, Abdallah al-Mouallimi.
Celui-ci a annoncé en particulier que Riyad "ne boycottera pas" les prochains pourparlers de paix sur la Syrie.
"Nous continuerons de travailler dur pour soutenir les efforts de paix en Syrie et au Yémen", a-t-il ajouté. "Nous participerons aux prochains pourparlers sur la Syrie", prévus en principe à partir du 25 janvier à Genève sous l'égide de l'Onu.
Il a cependant mis en doute devant des journalistes la volonté de l'Iran de promouvoir la paix en Syrie, estimant que Téhéran "n'avait pas beaucoup soutenu ces efforts" de règlement.
De même il a souhaité que les prochains pourparlers de paix au Yémen prévus à la mi-janvier "soient productifs", mais en ajoutant que "cela dépendra de l'attitude des houthis".
Il a réaffirmé que les rebelles chiites soutenus par l'Iran doivent "accepter d'appliquer la résolution 2216" de l'Onu qui leur enjoint de se retirer des territoires qu'ils ont conquis depuis le début de la guerre civile.
Si Riyad, qui soutient militairement le gouvernement yéménite contre les houthis, a mis fin à la trêve samedi au Yémen, c'est que les rebelles "l'ont violée continuellement depuis le début", a-t-il expliqué.
L'Arabie saoudite a demandé au Conseil de sécurité de condamner le saccage de ses missions diplomatiques à Téhéran et Machhad (nord-est de l'Iran) qui ont suivi l'exécution d'un dignitaire chiite saoudien.
"Ces attaques non provoquées" constituent une "violation grave des Conventions de Vienne" sur la protection des missions diplomatiques et Riyad souhaite que le Conseil publie une déclaration les condamnant, a indiqué l'ambassadeur.
Selon des diplomates, des discussions difficiles se poursuivaient lundi soir entre les membres du Conseil autour d'un projet de déclaration proposé par l'Egypte, qui vient d'intégrer le Conseil comme membre non permanent.
"Nous avons reçu un large soutien et nous espérons que cela se traduira par une déclaration", a indiqué M. al-Mouallimi.
L'Onu a réagi à cette crise en dépêchant à Riyad puis à Téhéran son médiateur en Syrie, Staffan de Mistura.
Celui-ci va "évaluer l'impact" de la crise sur le processus de règlement du conflit syrien entamé par les grandes puissances à la fin de l'an dernier à Vienne, a précisé le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric.
L'Iran est avec la Russie le plus fidèle allié du régime de Bachar el-Assad tandis que l'Arabie saoudite soutient l'opposition armée syrienne et réclame le départ du pouvoir du président syrien.
A la suite de deux conférences internationales à Vienne en octobre et novembre, auxquelles ont participé Riyad et Téhéran, une feuille de route pour un règlement politique en Syrie a été établie.
De son côté, l'émissaire de l'Onu pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed, doit visiter Riyad mercredi pour tenter de faire cesser de nouveau les hostilités.
Dans une lettre adressée lundi au Conseil de sécurité, la mission iranienne à l'Onu a exprimé les "regrets" de Téhéran après le saccage des missions diplomatiques saoudiennes et a promis de "prendre les mesures nécessaires pour que de tels incidents ne se reproduisent pas".
Celui-ci a annoncé en particulier que Riyad "ne boycottera pas" les prochains pourparlers de paix sur la Syrie.
"Nous continuerons de travailler dur pour soutenir les efforts de paix en Syrie et au Yémen", a-t-il ajouté. "Nous participerons aux prochains pourparlers sur la Syrie", prévus en principe à partir du 25 janvier à Genève sous l'égide de l'Onu.
Il a cependant mis en doute devant des journalistes la volonté de l'Iran de promouvoir la paix en Syrie, estimant que Téhéran "n'avait pas beaucoup soutenu ces efforts" de règlement.
De même il a souhaité que les prochains pourparlers de paix au Yémen prévus à la mi-janvier "soient productifs", mais...


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