Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole - Ismaël Maatouk

Défendons Feyrouz et nos valeurs !

Feyrouz est un symbole national. Durant toutes les années de guerre civile, aucun parti politique n'a eu le courage d'emprisonner ce symbole dans ses idéologies : la diva nationale a été préservée au-delà des guerres et des divisions internes du pays. C'est d'ailleurs l'image qu'a voulu imposer Assi Rahbani: sa femme est une chanteuse, certes, mais elle ressemble à une légende.
Elle n'a jamais dérangé personne ; elle a toujours cédé sa place aux autres devant les caméras, les studios, les théâtres, les festivals, les émissions télévisées... Mais il y avait toujours un fait remarquable: quand elle chante, tout le monde se tait par respect pour une voix magique et une carrière de légende. Douée d'un silence respectueux et d'un sourire timide, Feyrouz a porté au monde entier une voix qui chante le Liban. Elle et nos rêves de ce Liban sont indissociables.
Devant ces faits, il est normal et humain d'avoir des gens qui n'aiment ni cette image ni ce Liban. Mais ce qui est choquant, c'est qu'il y ait des personnes qui veulent s'opposer à, vaincre et même briser cette image. Peut-être n'arriveraient-elles pas à accepter une version idéale et divine de l'être humain respecté et respectueux, réussi et silencieux. Ce refus émanerait d'une double haine : une haine de l'image de Feyrouz et une haine de soi-même, un soi-même où manquent le respect et la réussite... Cette double haine s'exprime par une jalousie, plusieurs essais de briser cette légende, de la rendre médiocre en lui attribuant des défauts universellement liés au mal : argent, alcool, avidité de pouvoir...
Voilà pourquoi des voix sortent ici et là pour attaquer l'image de Feyrouz, briser le respect de cette figure nationale et attaquer les valeurs que porte cette dame dans la conscience du peuple libanais. Mais il est injustifiable d'accepter ces attaques, ou de rester silencieux face aux paroles haineuses et envieuses. Feyrouz n'a pas besoin d'être défendue... Elle n'a jamais répondu aux paroles de haine. Mais il est impératif de défendre son image dans notre conscience collective. Nous sommes responsables, dans ce qui reste de ce pays, de l'image de nos grands. Nous sommes responsables de défendre nos valeurs, nos rêves, nos symboles. Nous sommes responsables de faire taire les voix de haine et de jalousie, et de défendre l'image d'une personne qui n'a jamais dérangé un ministre ou un président.
Puisque nous avons été incapables de produire deux personnes comme Feyrouz, ayons le courage de défendre la seule version que nous avons d'un symbole national qui mérite le respect. Que les voix de haine et de jalousie se taisent. Grande, Feyrouz a vécu et vaincu tous les défis.

Ismaël MAATOUK

Feyrouz est un symbole national. Durant toutes les années de guerre civile, aucun parti politique n'a eu le courage d'emprisonner ce symbole dans ses idéologies : la diva nationale a été préservée au-delà des guerres et des divisions internes du pays. C'est d'ailleurs l'image qu'a voulu imposer Assi Rahbani: sa femme est une chanteuse, certes, mais elle ressemble à une légende.Elle n'a jamais dérangé personne ; elle a toujours cédé sa place aux autres devant les caméras, les studios, les théâtres, les festivals, les émissions télévisées... Mais il y avait toujours un fait remarquable: quand elle chante, tout le monde se tait par respect pour une voix magique et une carrière de légende. Douée d'un silence respectueux et d'un sourire timide, Feyrouz a porté au monde entier une voix qui chante le Liban. Elle et nos...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut