Le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Neaïmi, a déclaré que son pays, premier exportateur mondial de pétrole brut, n'entendait pas limiter sa production et qu'il pouvait répondre à une augmentation de la demande, a rapporté hier la chaîne de télévision d'État al-Ekhbariya.
« L'augmentation de la production dépend (...) de la demande des clients. Nous répondons à la demande de nos clients, il n'y a plus de limite à la production, tant qu'il y a de la demande, nous avons les moyens de répondre à la demande », a-t-il dit.
Le Wall Street Journal a rapporté les mêmes déclarations qu'al-Ekhbariya et cite aussi des propos d'Ali al-Neaïmi selon lesquels la politique pétrolière saoudienne est « fiable » et ne changera pas.
Le ministre avait fait dans le passé des déclarations similaires concernant ses intentions en matière d'augmentation de la production de brut.
Lundi, le gouvernement saoudien, dont les recettes sont grevées par la chute du prix du baril, a annoncé son intention de réduire le déficit budgétaire en coupant dans les dépenses, notamment les subventions à l'énergie, tout en augmentant certaines taxes et en favorisant les privatisations.
Ces projets sous-entendent que Riyad se prépare à une période prolongée de prix pétroliers bas. Le cours du baril a touché ce mois-ci son plus bas niveau depuis 2004 après avoir baissé de plus de 65 % depuis la mi-2014.
« Nous prévoyons, à partir de maintenant, une augmentation de l'efficacité de la consommation d'énergie, ce qui signifie que la consommation d'énergie va se réduire », a dit Ali al Neaïmi en référence aux réformes annoncées des subventions à l'énergie.
Lundi, le président de la compagnie pétrolière publique Aramco a estimé que son pays était mieux préparé que d'autres producteurs à faire face à la faiblesse des cours.
L'Arabie saoudite a pris cette année au sein de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, la tête de l'opposition à une réduction de la production censée favoriser la remontée des cours, Riyad privilégiant la défense de ses parts de marché.
(Source : Reuters)
Économie - Hydrocarbures
L’Arabie saoudite ne veut pas changer sa politique pétrolière
OLJ / le 31 décembre 2015 à 00h00


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