X

Le Liban en 2015

Une palme, une étoile et beaucoup de cinéma

Cinéma

Ely Dagher et MirJean Bou Chaaya ont fait la une cette année. Pendant que le cinéma parlait art...

05/01/2016

La saison cinématographique 2015 aura été sous le signe de la jeunesse, du talent et des découvertes. Outre les têtes d’affiche intéressantes, le cinéma international a vécu deux événements hors de ce monde, entre l’époustouflant  Mad Max – The Fury Road et le septième volet de la saga Star Wars avec le retour des vétérans trente ans après le premier opus. Mais ce sont les Libanais qui ont eu de quoi être particulièrement fiers en cette année 2015.

Présent à Cannes, L’Orient-Le Jour a assisté en direct à la consécration du jeune Ely Dagher. Couronné d’une Palme d’or pour son court métrage Waves’ 98, le cinéaste, diplômé de l’Alba, qui signait sa première œuvre, poursuit, en toute discrétion et modestie, son ascension puisqu’il est sélectionné au prestigieux festival indépendant de Sundance.

On entendra également beaucoup parler à l’avenir de MirJean Bou Chaaya, qui a créé la surprise de cette année. Né en 1989 à Beyrouth, également diplômé de l’Alba en 2012, il débute sa carrière cinématographique en 2008 avec un premier clip vidéo dédié aux victimes de l'armée libanaise.

Quelques années plus tard, il produit son premier long métrage grâce à ses frères qui créent la boîte de production Kabrit, mais aussi avec l’aide de sponsors. Film ktir kbir était très petit il y a quelques années. C’était un court métrage sélectionné au Festival du film de Beyrouth. MirJean Bou Chaaya l’a étoffé et retravaillé pour en faire ce long métrage où le thriller, la romance et l’humour se mélangent dans un cocktail explosif. Tout récemment, à Marrakech, le jury du festival, présidé par Francis Ford Coppola, a décerné l’Étoile d’or au jeune cinéaste libanais. En 2012, ce grand prix avait été décerné à un autre Libanais au parcours prestigieux pour son film L’Attentat. On voit là comme une prémonition dans ce geste. MirJean Bou Chayaa suivrait-il les pas de son aîné Ziad Doueiri ?

Conseil de famille dans les locaux de « L’OLJ »

Deux autres temps forts de cette année 2015 sont à inscrire dans cet agenda tout en paillettes. D’abord, la naissance d’un nouveau festival baptisé le Baff. Centré sur les documentaires artistiques, ce festival a drainé un public nombreux au Metropolis Empire Sofil. Une édition qui se répétera certainement l’an prochain. Autre événement : la rencontre de cinéastes aux parcours très différents dans les locaux de L’Orient-Le Jour. Une rencontre qui a nécessité un travail en amont très difficile puisque les artistes étaient soit de passage au Liban, soit en tournage. Mais le conseil de famille a eu lieu. Brassage d’idées, craintes et propositions ont été dévoilés. En vrac peut-être, mais voilà assurément un premier pas, prélude à l’avenir d’autres rencontres élargies, mais aussi engagement à fournir de réels efforts pour que ce cinéma libanais trouve enfin son identité.

À la une

Retour au dossier "Le Liban en 2015"

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué