On n'a pas fini de parler des conséquences de la chute du pétrole sur les plans politique, économique et géopolitique. Du côté des producteurs, l'Arabie saoudite a vu ses recettes fondre comme neige au soleil. Son déficit atteindra un record. Le prix à payer pour affaiblir ses concurrents, comme l'Iran et les États-Unis.
L'effondrement des cours du pétrole offre une bouffée d'oxygène à l'économie mondiale. Et enfin, cette chute du prix du baril se répercute sur les prix à la pompe.
Les perdants de la chute de l'or noir : l'Arabie saoudite. La chute du pétrole qui est passé de 115$ à la mi-2014 à moins de 40$ en fin d'année a fait fondre les recettes du royaume. Or, la manne pétrolière représente la quasi-totalité (plus de 90 %) des recettes du royaume. Et pour équilibrer son budget, l'Arabie saoudite a besoin d'un pétrole à 90$. Pas étonnant que son budget soit en déficit pour 2015. Il devrait atteindre 87 milliards, soit 11 % du PIB. Le comble, c'est que le royaume a décidé d'augmenter de 50 % le litre d'essence alors même que le pétrole a chuté de 68 % cette année ! En même temps, ils ont de la marge, le litre est à 15 cts à Riyad.
L'Arabie saoudite mène une stratégie risquée, destinée à affaiblir ses concurrents comme les États-Unis et l'Iran. Derrière la volonté de maintenir les prix du pétrole bas, se cache un objectif politique, affaiblir son ennemi juré l'Iran qui a besoin d'un pétrole à 130 dollars pour équilibrer son budget et freiner l'explosion du secteur du pétrole de schiste aux États-Unis. Une stratégie risquée, notamment pour ses finances publiques mais qui devrait payer à moyen terme.
Cet article est réalisé par Fidus

