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Proche-Orient

Onde de choc après des images d'extrémistes juifs célébrant la mort d'un bébé palestinien

"Les images (...) montrent le vrai visage d'un groupe qui constitue un danger pour la société israélienne et la sécurité d'Israël", déclare Netanyahu.

Des photos calcinées retrouvées dans les décombres de la maison de la famille palestinienne des Dawabcheh. Photo d'archives BED OMAR QUSINI/REUTERS

La diffusion d'images montrant des extrémistes juifs célébrant la mort du bébé palestinien brûlé vif avec ses parents en Cisjordanie occupée a relancé jeudi le débat sur la violence juive en Israël, ramenée sous le feu des projecteurs par la mort de la famille Dawabcheh dans l'incendie de leur maison dans le nord de la Cisjordanie occupée fin juillet.

Les autorités israéliennes avaient alors dénoncé, fait rare, un "terrorisme juif" et plusieurs extrémistes avaient été arrêtés et emprisonnés, suscitant l'ire de leurs partisans. Mais aucun détail sur les auteurs ou sur de possibles poursuites contre eux n'a filtré jusqu'ici, alors que la sécurité israélienne maintient la censure sur les détails des investigations.

La vidéo qui fait actuellement débat, filmée il y a une dizaine de jours lors d'un mariage, montre des jeunes juifs orthodoxes qui dansent en brandissant des armes à feu et en faisant passer, en la poignardant, une photographie d'Ali Dawabcheh, le bébé tué avec ses parents dans l'incendie.

 

"Danger pour la société"
Les autorités israéliennes ont annoncé avoir ouvert une enquête sur ces images, diffusées sur les médias israéliens, qui montrent, a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, "le vrai visage d'un groupe qui constitue un danger pour la société israélienne et la sécurité d'Israël". Il a ajouté refuser "que des gens nient les lois de l'Etat".

Selon les médias israéliens, le marié était un membre connu de l'extrême droite, questionné dans le passé pour son rôle présumé dans des actes de "terrorisme juif", et nombre des invités étaient proches des suspects arrêtés dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la maison des Dawabcheh.

Plusieurs leaders de la mouvance des colons ont dénoncé les images et le ministre de l'Education Naftali Bennett, chef de file du parti nationaliste religieux Foyer juif, a évoqué des "terroristes dont le but est de démanteler l'Etat d'Israël".

Cette vidéo et la polémique qui l'entoure s'inscrivent dans un contexte de violences meurtrières qui ne faiblissent pas depuis près de trois mois. Depuis le 1er octobre, attaques menées par des Palestiniens isolés et heurts entre Palestiniens et soldats israéliens ont coûté la vie à 129 Palestiniens, 19 Israéliens ainsi qu'à un Américain et un Erythréen, selon un décompte de l'AFP.
La majorité des Palestiniens tués l'ont été en commettant ou en tentant de commettre, selon les autorités israéliennes, des attaques, à l'arme blanche pour la plupart mais également à la voiture bélier et à l'arme à feu.

 

(Pour mémoire : Majed Bamya à « L'OLJ » : « L'Autorité palestinienne n'est pas là pour assurer la sécurité de l'occupant »)

 

Trois attaques, quatre morts
Jeudi de nouveau, alors que Bethléem ouvrait les célébrations de Noël dans le berceau du christianisme, quatre Palestiniens ont été tués, dont trois alors qu'ils menaient des attaques séparées en Cisjordanie occupée, blessant plusieurs Israéliens.

La première attaque s'est produite près de la colonie d'Ariel, la plus importante du nord de la Cisjordanie, lorsqu'un Palestinien a blessé au couteau deux gardes de sécurité qui lui ont tiré dessus et l'ont tué, a indiqué la police israélienne. Les gardes, dont une femme, ont été sérieusement blessés mais leur vie n'est pas en danger. L'assaillant était un Palestinien originaire du village de Kafr Addik près d'Ariel, Mohammed Zahran, âgé de 23 ans, selon le ministère palestinien de la Santé.

La deuxième attaque est survenue à un check-point près de Hébron, dans le sud de la Cisjordanie occupée, lorsqu'Iyad Idaissat, 25 ans, un Palestinien originaire de la région de Hébron, a tenté d'attaquer des soldats avec un tournevis avant d'être abattu.

Dans une troisième attaque, un Palestinien a lancé sa voiture contre un check-point de l'armée israélienne au nord-est de Jérusalem et a été tué après avoir très légèrement blessé un soldat, a indiqué l'armée. Bilal Zayd, 23 ans, était originaire du camp de réfugiés de Qalandia, entre Ramallah et Jérusalem, selon le ministère palestinien de la Santé.
C'est dans ce même camp que, peu après, Wissam Abou Ghoueyla a été tué lors de heurts entre Palestiniens et soldats israéliens entrés dans le camp pour arrêter trois personnes, selon des responsables locaux. Jamal Lafi, chef du Comité populaire de Qalandia, une organisation locale, a affirmé à l'AFP que sept jeunes avaient été blessés dans ces heurts, dont deux par balles.

 

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La diffusion d'images montrant des extrémistes juifs célébrant la mort du bébé palestinien brûlé vif avec ses parents en Cisjordanie occupée a relancé jeudi le débat sur la violence juive en Israël, ramenée sous le feu des projecteurs par la mort de la famille Dawabcheh dans l'incendie de leur maison dans le nord de la Cisjordanie occupée fin juillet.


Les autorités...

commentaires (4)

C'est l'expression dégueulasse de la partie apparente et moins diplomatique du judéo-sionisme criminel et occupant de la Palestine. Celle avec laquelle tous les judéo-israéliens (sauf qques individus sans poids) sont bien d'accord mais souhaitent qu'elle ne se fasse filmer et apparaitre au monde extérieur pour continuer à faire croire qu'ils sont si proches des peuples occidentaux en matière de "valeurs", alors qu'en réalité ils ne sont proches que des dirigeants mafieux occidentaux, bien choisis et PLACES, qui dirigent la politique exterieure, sous leurs pressions économiques, de la presse, et des centres de pouvoirs qu'ils controlent sans oublier bien sur, le sens de culpabilité insuflé à travers des films et des documentaires etc. Mais comme on peut le constater ici, 7abl-el-kezebb 2assir!

Ali Farhat

16 h 31, le 25 décembre 2015

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Commentaires (4)

  • C'est l'expression dégueulasse de la partie apparente et moins diplomatique du judéo-sionisme criminel et occupant de la Palestine. Celle avec laquelle tous les judéo-israéliens (sauf qques individus sans poids) sont bien d'accord mais souhaitent qu'elle ne se fasse filmer et apparaitre au monde extérieur pour continuer à faire croire qu'ils sont si proches des peuples occidentaux en matière de "valeurs", alors qu'en réalité ils ne sont proches que des dirigeants mafieux occidentaux, bien choisis et PLACES, qui dirigent la politique exterieure, sous leurs pressions économiques, de la presse, et des centres de pouvoirs qu'ils controlent sans oublier bien sur, le sens de culpabilité insuflé à travers des films et des documentaires etc. Mais comme on peut le constater ici, 7abl-el-kezebb 2assir!

    Ali Farhat

    16 h 31, le 25 décembre 2015

  • Se réjouir de la mort horrible d'un bébé, célébrer comme martyr l'assassin d'une fillette... "Horror! Horror! Horror!". Hérode n'est pas mort!

    Yves Prevost

    08 h 49, le 25 décembre 2015

  • L'EXEMPLE LEUR EST LARGEMENT DONNÉ PAR LA JUSTICE DE NETANYAHU LUI-MÊME QUI AU LIEU D'ARRÊTER ET D'EMPRISONNER LES UTILISATEURS DES COUTELATS CONTRE LES JUIFS ET LES JUGER... SES SOLDATS LES EXÉCUTENT TOUT BONNEMENT SUR LES PLACES MÊMES...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    18 h 38, le 24 décembre 2015

  • Des terroristes juifs méprisables, des criminels, des assassins, des "collègues" des terroristes et assassins islamiques de Daech ! Tfeh !....

    Halim Abou Chacra

    16 h 48, le 24 décembre 2015