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Moyen Orient et Monde - Quai d’Orsay

Le groupe de soutien à la Syrie planche sur la rencontre entre gouvernement et opposition

Riyad et Doha sollicités pour aider à la formation d'une délégation d'opposants représentative.

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a invité hier soir, au Quai d'Orsay, ses homologues du groupe de soutien international à la Syrie (Allemagne, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, États-Unis, Jordanie, Italie, Qatar, Royaume-Uni et Turquie) pour préparer la suite du processus diplomatique amorcé ces dernières semaines à la lumière des accords de Riyad par des groupes de l'opposition syrienne.
Il s'agissait, apprend-on de source diplomatique française, de s'entendre sur une feuille de route prévoyant notamment de réunir des représentants du gouvernement et de l'opposition syriens pour des négociations officielles sous les auspices des Nations unies avant le 1er janvier prochain.
Après deux réunions organisées à Vienne les 30 octobre et le 14 novembre, un nouveau rendez-vous est prévu pour le 18 décembre à New York.
De nouvelles tractations devraient se dérouler au cours du week-end prochain à Riyad afin de « mettre à table » une délégation de l'opposition syrienne capable de « tenir la route ».
On sait que de nombreux points restent à résoudre, comme l'a affirmé récemment le secrétaire d'État américain, John Kerry, qui rencontrera aujourd'hui à Moscou le président Vladimir Poutine et son homologue russe Serguei Lavrov.
Hier, des sources proches du Quai d'Orsay ont indiqué que le ministre Fabius aurait « salué les conclusions de la réunion de Riyad et l'adoption d'une plate-forme commune », réaffirmant l'attachement à une Syrie unie, libre, démocratique et respectueuse des droits de tous les citoyens ainsi que l'élection d'un comité chargé de nommer les négociateurs de l'opposition.
Il s'agit, ont ajouté ces sources, d'une étape majeure du processus initié le 14 novembre à Vienne en vue de trouver une issue politique au conflit syrien.
Sur les discussions d'hier, très peu d'informations ont filtré, sinon que ce contact à dix a été très utile et que les choses semblent aujourd'hui un peu plus claires quant au processus de réunir des représentants du gouvernement syrien et de l'opposition, notamment avec les difficultés que l'on connaît au niveau du choix des délégués de l'opposition syrienne dont certains s'accusent mutuellement de « ne rien représenter » sur le terrain.
Il faudra sur ce point précis compter sur l'Arabie saoudite et le Qatar pour aider les opposants à trouver un terrain d'entente, a estimé un diplomate français retraité qui ajoute que tout cela pourrait se régler avant la fin de cette semaine.
Sur ce dernier point, il est intéressant de signaler que l'Iran a critiqué la réunion de Riyad, affirmant que des groupes de l'organisation jihadiste de l'État islamique y avaient participé et que cela est pour Téhéran intolérable car, a indiqué le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, « ces groupes vont décider de l'avenir de la Syrie ».

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a invité hier soir, au Quai d'Orsay, ses homologues du groupe de soutien international à la Syrie (Allemagne, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, États-Unis, Jordanie, Italie, Qatar, Royaume-Uni et Turquie) pour préparer la suite du processus diplomatique amorcé ces dernières semaines à la lumière des accords de Riyad par...
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