Moyen Orient et Monde

Le groupe de soutien à la Syrie planche sur la rencontre entre gouvernement et opposition

Quai d’Orsay

Riyad et Doha sollicités pour aider à la formation d'une délégation d'opposants représentative.

15/12/2015

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a invité hier soir, au Quai d'Orsay, ses homologues du groupe de soutien international à la Syrie (Allemagne, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, États-Unis, Jordanie, Italie, Qatar, Royaume-Uni et Turquie) pour préparer la suite du processus diplomatique amorcé ces dernières semaines à la lumière des accords de Riyad par des groupes de l'opposition syrienne.
Il s'agissait, apprend-on de source diplomatique française, de s'entendre sur une feuille de route prévoyant notamment de réunir des représentants du gouvernement et de l'opposition syriens pour des négociations officielles sous les auspices des Nations unies avant le 1er janvier prochain.
Après deux réunions organisées à Vienne les 30 octobre et le 14 novembre, un nouveau rendez-vous est prévu pour le 18 décembre à New York.
De nouvelles tractations devraient se dérouler au cours du week-end prochain à Riyad afin de « mettre à table » une délégation de l'opposition syrienne capable de « tenir la route ».
On sait que de nombreux points restent à résoudre, comme l'a affirmé récemment le secrétaire d'État américain, John Kerry, qui rencontrera aujourd'hui à Moscou le président Vladimir Poutine et son homologue russe Serguei Lavrov.
Hier, des sources proches du Quai d'Orsay ont indiqué que le ministre Fabius aurait « salué les conclusions de la réunion de Riyad et l'adoption d'une plate-forme commune », réaffirmant l'attachement à une Syrie unie, libre, démocratique et respectueuse des droits de tous les citoyens ainsi que l'élection d'un comité chargé de nommer les négociateurs de l'opposition.
Il s'agit, ont ajouté ces sources, d'une étape majeure du processus initié le 14 novembre à Vienne en vue de trouver une issue politique au conflit syrien.
Sur les discussions d'hier, très peu d'informations ont filtré, sinon que ce contact à dix a été très utile et que les choses semblent aujourd'hui un peu plus claires quant au processus de réunir des représentants du gouvernement syrien et de l'opposition, notamment avec les difficultés que l'on connaît au niveau du choix des délégués de l'opposition syrienne dont certains s'accusent mutuellement de « ne rien représenter » sur le terrain.
Il faudra sur ce point précis compter sur l'Arabie saoudite et le Qatar pour aider les opposants à trouver un terrain d'entente, a estimé un diplomate français retraité qui ajoute que tout cela pourrait se régler avant la fin de cette semaine.
Sur ce dernier point, il est intéressant de signaler que l'Iran a critiqué la réunion de Riyad, affirmant que des groupes de l'organisation jihadiste de l'État islamique y avaient participé et que cela est pour Téhéran intolérable car, a indiqué le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, « ces groupes vont décider de l'avenir de la Syrie ».

À la une

Retour à la page "Moyen Orient et Monde"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les signatures du jour

L’édito de Ziyad MAKHOUL

Nous, sales Arabes...

Décryptage de Scarlett HADDAD

Le Hezbollah entame « la quatrième phase » de son parcours

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

6

articles restants

Pour déchiffrer un Orient compliqué