En 1954, tous les noms étrangers et certains noms arabes seront supprimés et remplacés par d'autres « qui frapperont l'imagination ».
Une commission présidée par le docteur Kniho, et comprenant les docteurs Rawdah et M. William Haoui, conseillers municipaux, MM. Georges Riachi, ingénieur en chef, et Henry Naccache, conseiller technique de la municipalité, a décidé après de longues études de rebaptiser toutes les rues de Beyrouth.
Tous les noms étrangers – à l'exception de ceux des savants, des hommes de lettres et des « personnes qui ont servi l'humanité » – seront supprimés. Certains noms arabes seront remplacés.
En attendant que des noms destinés à « frapper l'imagination » aient pu être choisis, la commission municipale a décidé que « Beyrouth sera divisée en 49 zones » qui seront les 49 quartiers les plus connus de la ville : par exemple, zone Zeitouné. (...) À l'intérieur des zones, les rues seront dotés (...) de numéros : la 18e rue suivra la 17e et précédera la 19e. (....) La corniche sera la rue n° 01 dans toute sa longueur. Enfin, les immeubles seront numérotés : numéros pairs, d'un côté, impairs, de l'autre.
Après un certain laps de temps, il suffira de mentionner trois chiffres pour situer un immeuble : 10e zone, 19e rue, immeuble n° 83.
Liban - Les Archives Racontent...
La municipalité rebaptise les rues de Beyrouth
Dans « L'Orient » du 15 décembre 1953
OLJ / le 15 décembre 2015 à 00h00

