Le patron des tours Trump d'Istanbul, un gigantesque complexe résidentiel et marchand, a indiqué qu'il allait revoir ses relations avec le candidat républicain Donald Trump après ses remarques sur les musulmans qu'il veut interdire d'entrée aux Etats-Unis.
"Nous regrettons et condamnons ces propos discriminatoires envers les musulmans", a indiqué Bülent Kural, cité vendredi par l'agence de presse progouvernementale Anatolie. "Nous sommes en train d'examiner la dimension légale de nos relations avec la marque Trump", a-t-il poursuivi.
Cette position a été communiquée à la famille Trump, a-t-il affirmé.
Après une attaque menée en Californie la semaine dernière par un couple de musulmans radicalisés, Donald Trump, actuel favori de la course à l'investiture républicaine, a défendu l'idée d'une fermeture "temporaire" des frontières aux musulmans, "jusqu'à ce que les dirigeants de notre pays comprennent ce qui se passe".
De Washington au Caire en passant par Paris et l'Onu, la suggestion d'une discrimination religieuse à l'immigration a suscité une avalanche de réactions scandalisées.
M. Kural a reproché à M. Trump d'"exploiter notre religion pour des petits calculs politiques".
Les "Trump Towers" n'appartiennent pas à M. Trump mais elles utilisent sa marque en vertu d'un accord négocié.
Il existe de nombreuses tours Trump aux Etats-Unis et quelques unes dans des villes d'autres pays, comme Toronto et Bombay.
Celles d'Istanbul, hautes de quelque 150 mètres et inaugurées en 2012 après un chantier d'environ 360 millions d'euros, hébergent plus de 200 résidences de luxe, un centre commercial et des bureaux et sont devenues l'un des symboles du quartier d'affaires de Mecidiyeköy.
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Le patron des "Trump Towers" d'Istanbul revoit ses relations avec le magnat américain
AFP / le 11 décembre 2015 à 15h02


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