L'un des principaux groupes rebelles syriens, Ahrar al-Cham, a annoncé jeudi son retrait de la conférence de Riyad censée unifier les rangs de l'opposition syrienne en vue d'éventuelles négociations avec le régime.
Dans un communiqué, Ahrar al-Cham justifie son retrait par le "rôle essentiel" donné à "des personnalités liées au régime" lors de la conférence.
Parmi ces personnalités, il cite les représentants de l'opposition intérieure tolérée par le régime, comme le Comité de coordination nationale pour le changement démocratique (CCND) de Hassan Abdel Azim, présent à Riyad.
"C'est une violation claire et flagrante de l'action révolutionnaire", ajoute le groupe rebelle qui, en conséquence, ne s'estime pas "engagé par les résultats" de la conférence.
Ahrar al-Cham, qui appartient au courant salafiste, reproche aux organisateurs de "n'avoir pas pris en considération les remarques et les propositions faites par des factions pour amender" les documents devant consacrer les travaux de l'opposition, lesquels ne soulignent pas non plus "l'identité musulmane du peuple" de Syrie.
Environ 80% de la population syrienne est sunnite, qu'il s'agisse des arabes ou des kurdes.
Ahrar al-Cham, allié au Front Al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda) et dont l'invitation à Riyad avait entraîné le retrait d'autres groupes, avait déploré au début de la réunion "l'absence de représentants de factions jihadistes à la hauteur" de leur rôle sur le terrain.
"Nous n'accepterons pas les résultats de cette conférence" s'ils n'incluent pas "le nettoyage des territoires syriens de l'occupation des Iraniens, des Russes et des milices confessionnelles qui les soutiennent", avait averti ce groupe.
Mercredi, l'envoyé spécial du Kremlin pour le Moyen-Orient Mikhaïl Bogdanov avait trouvé "dommage d'inviter ceux qu'on soupçonne d'être des organisations terroristes", en allusion aux groupes Jaich al-Islam et Ahrar al-Cham, invités par l'Arabie saoudite.
La conférence de Riyad, qui s'est ouverte mercredi, rassemble une centaine de délégués politiques et militaires de l'opposition. Elle est sans précédent depuis le début en 2011 du conflit syrien qui a fait plus de 250.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes.
Dans un communiqué, Ahrar al-Cham justifie son retrait par le "rôle essentiel" donné à "des personnalités liées au régime" lors de la conférence.
Parmi ces personnalités, il cite les représentants de l'opposition intérieure tolérée par le régime, comme le Comité de coordination nationale pour le changement démocratique (CCND) de Hassan Abdel Azim, présent à Riyad.
"C'est une violation claire et flagrante de l'action révolutionnaire", ajoute le groupe rebelle qui, en conséquence, ne s'estime pas "engagé par les résultats" de la conférence.
Ahrar al-Cham, qui appartient au courant salafiste,...


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