Un déjeuner a été organisé le 26 novembre pour les personnes du troisième âge par l’hôtel Grand Hills Broummana au restaurant Bassma’s Smiles à Badaro. Photo tirée de la page Facebook de Basma
Bassma, l'association qui prend en charge des personnes dans le besoin, organisera son dîner annuel de collecte de fonds demain, mercredi 9 décembre, au Pavillon royal du Biel. Au programme, des concerts au cours desquels joueront plusieurs artistes, dont Michel Fadel et son orchestre, Matteo el-Khodr, ténor international, et la chanteuse Maritta Hallani, ainsi qu'une mise aux enchères de plusieurs produits, dont des bijoux, des montres, une Vespa, un tapis et des vêtements de designers connus.
Depuis 13 ans, l'association se bat pour aider les familles à remonter la pente, à être plus fortes et ainsi à se munir de tous les outils dont elles ont besoin pour accéder à l'autonomie financière et psychologique. Bassma fonde son action sur deux paramètres : l'éducation et l'emploi. « Nous avons développé un programme à long terme d'autonomisation personnalisé. Il est axé sur ces deux facteurs essentiels pour aider les familles à tirer parti de leurs capacités afin qu'elles acquièrent leur indépendance financière », affirme Sandra Klat Abdelnour, présidente et fondatrice de l'association. « Nous venons en aide aux familles démunies, en tant que support, durant toute la période nécessaire à un bien-être. Nous les aidons à tous les niveaux, médical et éducatif, et même pour la rénovation de leurs maisons, indique-t-elle. Nous nous occupons de tout ce dont une famille a besoin pour un bon équilibre. »
« Dans le désespoir, j'ai frappé à la porte de Bassma »
« Lorsque mon mari a abandonné le domicile familial, je me suis soudain retrouvée seule, sans ressources, sans défense et incapable de trouver un emploi », raconte une dame qui bénéficie des aides de Bassma. « Mes enfants étaient tous malades à cause du froid. L'eau de pluie s'infiltrait du toit et tombait à l'intérieur de ma maison, recouvrant le sol. Mon aîné souffrait également d'épilepsie en raison peut-être de la violence de son père et des mauvais traitements qu'il lui infligeait avant son départ », murmure-t-elle, avant de poursuivre : « Nous avions tous les quatre également souffert d'une forte anémie. Comme nous mangions à peine un repas par jour, nous n'avions donc que très peu de valeurs nutritives », raconte la dame.
« Dans le désespoir, j'ai frappé à la porte de Bassma. La réponse est venue en peu de temps. Nous avons vite reçu des paquets mensuels de produits alimentaires et d'hygiène. Les vêtements étaient assurés à tous les membres de la famille systématiquement au début de chaque saison. Bassma nous a aussi fourni des vitamines et des médicaments, et s'est préoccupée même de notre santé dentaire. L'association a également payé les frais de scolarité de mes trois enfants et couvert toutes les dépenses liées au programme d'éducation (les livres, les uniformes, le matériel, l'autobus scolaire...). Nous avons également reçu des bénévoles de l'association qui ont repeint notre appartement et fixé les trous au plafond, et nous ont offert deux tapis, des canapés, des lits, un chauffe-eau, un réfrigérateur et une cuisinière à gaz dans le cadre du programme de logement. »
Au fil des nombreuses crises économiques au Liban, l'association a dû s'adapter. Bassma est allée au-delà de la charité. Elle assure un suivi de longue haleine. « Il n'est pas suffisant de nourrir ou de vêtir les personnes en grande précarité. Il faut un suivi psychologique, sans lequel nous n'aurions aucun résultat. Lorsque nous donnons des moyens aux familles démunies de réussir, elles réalisent qu'elles ont une chance de s'en sortir. Nous avons d'excellentes réussites », explique Sandra Klat Abdelnour.
L'ONG, fondée en 2002, ne reçoit aucune aide gouvernementale, et compte essentiellement sur les dons des entreprises et des particuliers. Ces derniers aident comme ils peuvent, financièrement ou en nature. « C'est parce que la situation est difficile qu'il faut faire preuve de grande solidarité car nous sommes tous sur le même bateau. Celui qui n'a pas d'argent peut donner de son temps ou offrir des vêtements qu'il ne porte plus. Ce n'est pas simplement une question d'argent, c'est également une solidarité humaine. Le partage suffit amplement », insiste la jeune femme.
Pour plus d'informations, appeler au 01/393077 de 9h à 15h.
Ou visiter la page de Bassma sur Facebook
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